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Plans de circulations obsolètes

Que faire dans une ville où les plans de circulation seraient devenus obsolètes. Ce n’est pas n’importe quelle ville ! C’est Oran qui prend de l’expansion, au fil des années. Donc, revoir les plans de circulation de la ville serait devenu une nécessité absolue. En abordant cette question, ma réflexion m’a transporté à ces jours torrides caniculaires de l’été où la ville suffocante est assaillie par les touristes, venant de tous bords… Il y a des endroits qui deviennent impénétrables… En regardant ces spectacles, vous devinez vite que la question est très liée à un mauvais plan de circulation. Qu’il s’agisse bel et bien d’une situation de désordre, la conséquence logique est que les plans de circulation ne répondent plus aux données actuelles sur le tas. Il faudrait, ainsi, concevoir des plans spécifiques pour la saison estivale où la circulation s’intensifierait de façon disproportionnée. Oran est une capitale régionale, un pôle économique et culturel et un centre touristique apparemment, très attractif, en dépit des insuffisances que l’on pourrait facilement, constater. Si les atouts touristiques de la ville et de toute la wilaya d’Oran étaient bien mises en valeur, Oran pourrait facilement glaner les quelques millions de touristes. Et pour atteindre ce but, il faudrait mettre sur pied une infrastructure touristique répondant aux normes en vigueur chez les champions mondiaux du tourisme. Une circulation fluide et sans encombrements voire sans désagréments fait, justement, partie de cette infrastructure destinée à accueillir les visiteurs d’El Bahia… Et par la même occasion, les résidents peuvent de facto jouir de cet avantage. Faudrait-il rappeler par la même occasion, que les insuffisances urbaines à Oran ne sauraient se limiter aux plans de circulation, dépassés par les événements. Oran souffre de tout et elle manque de tout. Pour faire éclore une Bahia qui ne trompe guère par son nom, il faudrait mettre le paquet avec un engagement solennel en vue de réhabiliter la ville et en faire une perle de la Méditerranée, comme l’on aime dire. Il faudrait, toutefois, savoir faire la différence entre un gros village poussiéreux et une ville selon les normes en vogue dans notre époque. Les atouts de cette ville, pas uniquement touristiques, mais également culturels, économiques dépassent de loin, ce que l’on devinait. C’est une ville des affaires juteuses, de l’investissement fructueux et créatrice de richesses et de prospérité. C’est-à-dire, pas uniquement de l’affairisme parasitaire, engendré par une alliance contre-nature, entre la bureaucratie boiteuse, responsable de tous les malheurs de cette ville et les milieux maffieux de l’économie informelle et les cartels de l’illicite.

À propos Abdelkader Benabdellah

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