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Plage de Sidi El Mejdoub. Ces embarcations qui gâchent la baignade

A Mostaganem, Sidi El Mejdoub plage urbaine, familiale de renom, se retrouve depuis vingt années, confrontée à un dilemme dont les solutions ont échappé à tous les responsables qui se sont succédés. Durant la période coloniale, cette plage était la seule dans la commune que les musulmans de la vieille ville ”Tigditt” fréquentaient pour voir s’interdire, par l’administration française, les autres plages comme les ”Sablettes et la Salamandre”. On est face à quelques problèmes que ni la direction de la pêche, ni celle du tourisme ni la DTP ne se sont donnée la peine d’y apporter une réflexion veillant à apaiser l’hostile dissension qui incommode les baigneurs. Malgré les coûteux aménagements qui se sont opérés ces dernières années entre digue de protection, brises vents et autres, on a omis de recaser les professionnels de la pêche artisanale. La situation est telle, qu’elle génère de temps à autre des tensions extrêmes entre les marins pêcheurs et les baigneurs pour la cession de l’espace. Les désagréments occasionnés par la présence de plus d’une vingtaine de petits métiers sont manifestes. Les déchets de la pêches, les vieux filets, de vieilles hélices mais le plus dangereux, ce sont les coquillages à épines enterrées à même le sable et qui blessent souvent les baigneurs. Le va et vient des embarcations incessant constitue également un danger pour les baigneurs. Une bien triste situation pour une plage que les familles de Mostaganem continuent de chérir au plus profond de leur âme. Mais cet espace malencontreusement occupé, se transforme quelques fois en désordre inqualifiable. Est-ce un abri de pêche ou une plage pour les baigneurs? Aujourd’hui, nous devons réfléchir à la sauvegarde de l’unique plage urbaine qui est Sidi El Mejdoub qui renferme la mémoire des natifs de cette ville. On a réduit l’espace, par conséquent on a fait disparaître toute une structure de sports nautiques, l’Ecole de Voile. On a dépensé tellement d’argent sur les brises lames et les brises vents amassant des roches sur une baie qui, naturellement, ne connaît jamais la houle ni des vents d’Est ni de ceux de l’Ouest. Quel gâchis !!! La Direction du tourisme reste dans l’obligation de réfléchir à une solution mais il faut aussi qu’elle sorte sur le terrain pour constater et en finir avec cet imbroglio. L’administration de la pêche, qui, durant longtemps a somnolé, doit aujourd’hui se pencher sur cette situation embarrassante qui prive les baigneurs de cette magnifique plage. Aussi Sidi El Mejdoub cette belle baie, par ses fréquentations traditionnelles, doit aspirer à un statut autre que celui d’une promiscuité qui mine son charme.

À propos CHAREF KASSOUS

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