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Pétrole, ça se stabilise !

Selon Bloomberg, l’Arabie saoudite a décidé de restreindre sa production de pétrole afin de stimuler les cours du marché. Cette restriction pourrait principalement viser le marché américain. En juillet, Riyad prévoit une réduction de sa production de pétrole de 10% et envisage de limiter ses exportations vers les États-Unis. Cette mesure entraînera une diminution des quantités disponibles à l’exportation, avec moins de 06 millions de barils restants. La majeure partie de ces exportations sera dirigée vers les marchés asiatiques, car Saudi Aramco, la société pétrolière saoudienne, a déjà assuré aux raffineurs de cette région qu’ils recevraient autant de pétrole brut qu’ils en demanderaient. Par conséquent, cette réduction de la production pèsera principalement sur l’Europe et les États-Unis, d’après les informations fournies par Bloomberg. Le pétrole a vécu une semaine très «tendue». Selon l’OPEP, la demande mondiale de pétrole devrait atteindre 110 millions de barils par jour d’ici environ 20 ans, ce qui entraînera une augmentation de 23 % de la demande mondiale d’énergie. Lors de la première conférence Energy Asia qui s’est tenue à Kuala Lumpur, le Secrétaire général de l’Organisation, Haitham Al Ghais, a déclaré que le pétrole restait irremplaçable dans un avenir prévisible. Il a précisé que, selon leurs perspectives mondiales, la demande mondiale de pétrole atteindra 110 millions de barils par jour d’ici 2045, représentant environ 29 % du mix énergétique. De plus, il a ajouté que la demande mondiale d’énergie augmenterait de 23 % d’ici 2045. En revanche, l’AIE adopte une vision plus pessimiste, prévoyant que la demande de pétrole n’atteindra pas son niveau pré-pandémique avant 2023 et que la croissance de la demande ralentira par la suite. L’Agence souligne l’impact des politiques environnementales plus strictes et de l’essor des énergies renouvelables sur la demande de pétrole. Selon l’AIE, le « Peak Oil »pourrait arriver plus tôt que prévu, en 2028, avec une demande de 105,1 millions de barils par jour. Les prix du pétrole ont terminé en modeste progression jeudi, dans la foulée d’une révision à la hausse de la croissance américaine au premier trimestre, un bon signe pour la demande d’énergie de la part du premier consommateur mondial de pétrole. Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, a avancé de 0,41% à 74,34 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison le même mois, a pris 0,43% à 69,86 dollars. Les taux d’intérêt plus élevés envisagés par la Fed ont également un impact négatif sur l’activité économique et la demande de pétrole.

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