Accueil » Point de Vue » Pénurie de sucre: info ou intox?

Pénurie de sucre: info ou intox?

«La rue meurt sans la rumeur»

Pour le moment, rien ne laisserait présager une pénurie de sucre. Donc, qui se tiendrait derrière cette toxique rumeur ? Que voudrait-on atteindre par cette fausse information? Dans un pays où la rumeur et la propagande subversives font partie intégrante du paysage médiatique, faute de crédibilité chez les médias nationaux. Un p’tit chuchotement dans l’oreille d’un citoyen lambda, comme quoi une crise de sucre s’approche au galop. Les mesures à stocker le produit commence à travailler à son rythme supérieur. Le lendemain, il n’y aura plus de sucre sur les étalages. Le hic, c’est que tout le monde trouvera son compte dans ce genre de situation, excepté le consommateur qui va être la première victime. Rien n’est plus facile en Algérie que fomenter une crise ou une pénurie, juste par le moyen de la rumeur mensongère. Les pouvoirs ne maîtrisent plus la situation dans cet immense espace du commerce national. Je ne vais rien ajouter à vos connaissances en disant que le commerce intérieur est sous l’étreinte des réseaux maffieux, des spéculateurs et des pénuristes. Sachant bien que plus de la moitié de l’activité commerciale est soumise aux «lois parallèles» de l’économie informelle. Ce sont des gens «au dessus» des lois de la République. Ils se situent hors de ce monde officiel de la Casnos, de la Direction des impôts, non plus des banques et des chèques. Dans nos parages, il y a plus d’une année que le problème du lait en sachet n’arrive pas encore à se trouver une solution en vue d’une distribution régulière et sans casse-tête. C’est quand même plus insupportable que bizarre. Cependant, et à partir de ce que nous sommes en train d’analyser, il ne faudra pas s’exclamer devant le fait qu’une rumeur veut qu’une pénurie de sucre s’élance à l’horizon… D’ailleurs, il y a des années, l’on avait assez dit et redit au sujet du secteur du commerce qui échappe, dans une grande partie, à l’autorité de l’Etat. La libération subite et désordonnée du secteur du commerce: intérieur et extérieur, serait la cause principale ayant abouti à cette fatalité. Il y aurait d’abord une «p’tite» faiblesse de l’Etat n’ayant pas réussi à imposer -à tout le monde- ses lois et ses règlements. Ensuite, il y aurait l’infection de ce même Etat par le grand mal de la corruption qui se propage en amont et en aval, dans tous les arcanes de cette entité politique qui s’appelle l’Algérie.

À propos Abdelkader Benabdellah

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Corruption: Quel rôle pour la société civile ?

La meilleure des définitions que ...

Le Ramadhan: Un mois très dur pour les ménages

Au moment où le mois ...

«Djamaa El Djazaïr» Haut lieu de tolérance et contre l’extrémisme

Pour prouver le faut, il ...

Feuille de route pour une nouvelle république

Ô ! L’Algérie terre des ...

Le 24 février, une date souveraine

Deux grandes dates faisant partie ...