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Patrimoine de Mostaganem. L’Ecole des Tapis, un vestige en déperdition

La sauvegarde du patrimoine matériel a toujours été une préoccupation majeure des citoyens. Celle-ci est assez visible sur les réseaux sociaux car un patrimoine non préservé c’est une page d’histoire qui s’efface. De tout temps on a relayé l’inquiétude de voir disparaître à jamais des empreintes qui marquent les époques anciennes. A Mostaganem, la richesse en patrimoine historique est inégalable. C’est la raison pour laquelle certains fureteurs du passé mettent à nu leurs travaux valorisant le patrimoine. Ceux-là ont de tous temps été des bénévoles amoureux de leur riche histoire. C’est vrai qu’à Mostaganem beaucoup de vestiges sont en train de dépérir sous les yeux des responsables car à défaut d’une stratégie visible de conservation du patrimoine historique la situation devient alarmiste. Bordj El Mehal, la poudrière, la muraille turque, fort de l’Est, la mosquée de Tobbana, les vieux hamams et l’école des tapis. Selon le chercheur Mr Youcef Benguettat cet établissement jouxtant  »porte de marine » puis rue du 2ème tirailleur durant l’époque coloniale est totalement à l’abandon. Le chercheur explique que cette école vestige historique construite en 1922 et ce n’est qu’à la rentrée scolaire de cette même année qu’elle ouvre ses portes aux filles pour s’appeler, à cette époque-là  »Ecole d’Indigènes » avec l’effigie dressée à l’entrée de l’établissement. Selon lui cet évènement a été rapporté copieusement par la presse locale de l’époque notamment par  »L’Indépendant de Mostaganem et la  »Gazette de Mostaganem ». Après l’indépendance de l’Algérie, l’école prend la dénomination de  »Ourida Medad » donnant l’occasion à des centaines de filles d’accéder à l’instruction. Ces dernières avaient fréquenté cet établissement pour l’apprentissage de métiers paramédicaux, de couture et de broderie avec, à côté, la présence des premières classes du primaire. Aujourd’hui, cet établissement est fermé depuis déjà une dizaine d’années mais il se dégrade à une vitesse vertigineuse. Beaucoup de citoyens ont revendiqué sa réhabilitation comme patrimoine à préserver pour être un vestige architectural faisant face à la muraille turque surplombant la vieille ville de Tigditt. D’un autre côté, on a préconisé, à un certain niveau, sa conversion en école d’apprentissage de métiers artisanaux pour leur promotion … mais rien à l’horizon. Cette zone  »EDERB » avec son  »Ecole des Tapis donnait une vie au quartier, une vie ôtée par la fameuse opération de destruction des années quatre-vingt. Avec cet esprit d’abandon, le quartier se vide de son âme et devient la proie de tous les fléaux sociaux. Aujourd’hui, de l’Ecole des Tapis personne n’en parle, le vestige tombe en ruine et peut être squatté par des réseaux mafieux du relogement. C’est fort envisageable puisqu’il est hors de la vue des autorités.

À propos CHAREF KASSOUS

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