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Pas mal d’algériens n’ont pas sacrifié

Pourquoi une bonne portion de citoyens algériens n’a pas pu fêter l’Aïd du sacrifice? La réponse à cette question, qui n’est pas d’ailleurs philosophique, est simple et claire ! Il aurait suffi de connaître le niveau de vie ainsi que le pouvoir d’achat d’une bonne catégorie de citoyens pour avoir une réponse satisfaisante et s’en faire une idée claire. Chez nous, c’est devenu une tradition politique : Pour sauver les caisses de l’Etat d’une possible et sérieuse banqueroute, c’est toujours en ayant recours à «l’extorsion» des pauvres sans défense en vue de restituer les fonds qui auraient pris des destinations mystérieuses. Le plus beau, c’est que ce genre «d’extorsions» étatiques se font par le moyen et la force des lois de la république. Si tu affiches la moindre résistance et si tu refuses d’obtempérer …c’est simple ! L’on va appliquer sur toi les lois de la république ! Ne sommes-nous pas un Etat réputé parmi les nations d’être un respectable Etat de droit ? On commence d’abord par faire des petites augmentations – généralement de deux mille dinars- dans les salaires qui sont soutenues par une large campagne médiatique de publicité. Quelques jours après, c’est autour des augmentations des prix qui vont défrayer la chronique. C’est au minimum le triple des augmentations dans les salaires et les pensions de retraites. Les deux mille dinars accordés par «l’Etat providence» ou « l’Etat- généreux» vont être «restitués chez l’épicier du coin, dès la première augmentation des prix de première nécessité. Voilà, comment empêcher les élèves de tricher dans les examens alors, que la tricherie est une «stratégie» politique dans les hautes sphères, servant à gérer ces agrégats d’individus ! Si un citoyen n’arrive pas à joindre les deux bouts du mois ou bien réussir difficilement, ce défi, comment penserait-il à s’acheter un mouton qui fait trois ou quatre fois son salaire ? Le grand mal vient quand l’Etat pense aux réserves des caisses de l’Etat, plus qu’à autre chose y compris le citoyen laissé pour compte. Où est passé donc le tapageur slogan qui claironnait de loin : «l’Algérie pays de la fierté et de la dignité» !?.. Quand le citoyen devient la marchandise la plus bradée, dans la « chaîne alimentaire », c’est là que vont commencer tous les graves problèmes et toutes les crises sociales et politiques qui vont dégénérer sur l’incertain. Attention ! Faites gaffe ! à la blessure d’un citoyen qui n’arrive pas à se permettre un mouton pour faire plaisir à ses enfants qui vont se mesurer aux autres…Quand ça se refoule trop, ça explosera un jour !!!

À propos Abdelkader Benabdellah

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