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Parkinson, une maladie peu connue!

En Algérie, l’absence de données épidémiologiques rend impossible la détermination du nombre de personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Le Pr Lamia Ali Pacha, chef de service de neurologie à l’hôpital Mustapha Pacha d’Alger, a, en décembre 2021, souligné l’absence d’un registre national de la maladie de Parkinson, ce qui constitue une lacune pour évaluer cette affection et déterminer nos besoins pour les prévisions. Le dépistage précoce est crucial dans la prise en charge de cette maladie, comme pour toute autre affection, car il offre au patient de meilleures chances d’améliorer sa qualité de vie. Selon le Pr Pacha, dès qu’une personne ressent un ralentissement et une perte d’aisance dans les tâches habituelles, il est recommandé de consulter un neurologue. En effet, en 2009, cette maladie qui atteint principalement les personnes âgées, dont le nombre atteint près de 50.000 personnes en Algérie, nécessite une prise en charge spécialisée, d’un côté, et permettra de faire subir des opérations chirurgicales à près de 10 % des malades. D’après les dernières statistiques de l’OMS publiées en 2020, le nombre de décès causés par la maladie de Parkinson en Algérie s’élevait à 1.249, représentant ainsi 0,67 % de l’ensemble des décès. Le taux de mortalité, ajusté en fonction de l’âge, est de 3,57 pour 100.000 habitants, ce qui place l’Algérie au 122e rang mondial. Aujourd’hui, l’Algérie a fait un grand pas pour la prise en charge de cette maladie. En juin 2022, le Pr Bachir Belebna, président de la Société algérienne de neurochirurgie «SANC» et chef de service de neurochirurgie à l’EHU d’Oran, a souligné que ce Congrès associé au 35ème Congrès national de la SANC, représente «une grande opportunité pour les jeunes chirurgiens pour se former en côtoyant des neurochirurgiens plus expérimentés, voire des sommités de la spécialité comme le Pr Benabid». Le Dr Mohammed Idar, spécialiste du service de neurochirurgie du CHU Benzerdjeb, a révélé que le centre hospitalo-universitaire avait reçu environ 2.782 patients parkinsoniens. Il a ajouté que 10% des patients atteints de la maladie de Parkinson ont moins de 40 ans, et l’Algérie enregistre de nombreux patients, âgés de 30 à 35 ans. Le spécialiste a mis en garde que si rien n’est fait à cet âge-là, leur cas connaîtra une complication et une intervention chirurgicale n’est pas à écarter. A cet effet, l’importance d’une « meilleure compréhension» de la maladie de Parkinson a été soulignée, samedi à Alger, par l’Association nationale «Matensanich» des malades de Parkinson et d’Alzheimer et ce, afin d’éviter l’errance diagnostique et assurer une meilleure prise en charge des malades. Une Association qui fait beaucoup pour sensibiliser et mobiliser contre ces maladies. Pour soutenir les personnes souffrant de Parkinson, l’Association «Matensanich» fournit une assistance psychologique, organise des formations périodiques ainsi que des activités sportives, cognitives et orthopédiques et projette de créer un centre d’accueil de jour pour les malades et leurs aidants. «Notre Association s’active pour que la maladie de Parkinson soit mieux comprise, car une meilleure connaissance de la pathologie permettrait aux malades de mieux vivre avec», a déclaré la vice-présidente de l’Association, Sabrina Bouzidi, lors d’une Journée de sensibilisation sur le Parkinson, destinée notamment aux patients et à leurs proches. Relevant «un manque d’informations» autour de cette maladie dont «le diagnostic peut nécessiter entre 8 et 10 ans pour être définitivement établi», elle a mis l’accent sur «l’importance de la sensibilisation pour une meilleure connaissance du Parkinson».

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