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Paradoxes «hydrauliques»

La mauvaise gestion des ressources hydriques ferait partie de la grande et globale mauvaise gestion de l’Etat algérien, tous secteurs confondus. Il n’y a pas d’autres explications que celle concernant le manque d’une stratégie globale de la gestion des grands dossiers…Il y a soit un manque des textes juridiques réglementant ou bien un non respect catégorique de ces textes s’ils existaient déjà..!? Dire cela autrement: le pays est en proie à une vraie situation de chaos, chose qui serait la cause de l’émergence des groupuscules maffieux qui se sont substitués à l’Etat et à ses institutions officielles. Pour faire face à la sécheresse et ses conséquences graves, il aurait fallu la mise en place d’un plan national d’urgence où des mesures drastiques seront prévues, afin d’éviter les pertes de grandes quantités d’eau, via le gaspillage et les fuites. Pourquoi cela n’a pas été fait ou insuffisamment fait? Et bien, ce n’est pas à moi de répondre à cette question. La situation de nos potentialités hydriques est alarmante… Et, le pays risque une grande pénurie en eau, notamment potable. Des investissements d’envergure sont normalement prévus dans ce secteur, plus précisément, dans le domaine du dessalement de l’eau de mer et de l’épuration des eaux usées. Cependant, cela ne va pas pour autant inciter à fermer l’œil sur les gaspillages forcenés constatables un peu partout. Cette saignée n’est évitable que quand des mesures sérieuses et soutenues seront prises par les autorités en charge de la gestion des ressources en eau; par cause des perturbations climatiques dépassant nos capacités, la pluviométrie de cette saison n’a pas été à la hauteur des attentes, dans la plupart des régions du pays, chose qui devrait confirmer nos inquiétudes à cet égard. Pourquoi pas des campagnes de sensibilisation visant à faire prendre conscience chez les citoyens de l’impérative nécessité de conscientiser la consommation de l’eau, notamment au niveau des ménages. Ce dernier est considéré comme un «petit» gaspillage, par rapport à celui pratiqué par les services publics, que ce soit par commission ou par omission …Il y a tout un département ministériel chargé de la gestion des ressources en eau, moyennant un budget énorme et une armada de fonctionnaires, de spécialistes et de techniciens chevronnés. Je ne vois pas ce qui devrait manquer pour mener à bien cette noble et dangereuse mission, celle de gérer à bon escient le dossier de l’eau en Algérie… A l’égard des autres secteurs vitaux et moins vitaux de la République, un bon coup de volonté politique serait nécessaire afin que l’élan de la locomotive soit, cette fois, plus proche des attentes, de nos attentes tous. Cela traîne toujours et ça languit ….

À propos Abdelkader Benabdellah

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