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On n’en finira jamais avec la patate!

Cela explique quoi, cette persistance de la persistance de la spéculation, de la hausse des prix et du stockage illicite, en dépit des déclarations rassurantes des hauts responsables et ce, depuis le début du mois sacré du Ramadhan? Cela expliquerait, aussi facilement à analyser, cette impuissance de l’Etat algérien et ses services concernés, face à une gangrène maffieuse des plus horribles, ayant main basse sur la situation du marché des produits de consommation …Toutefois, nous sommes conscients que la question de remporter une victoire décisive et définitive sur des réseaux maffieux avec des mystérieuses ramifications, touchant les recoins les plus insaisissables du système administratif national, n’est pas un hobby ludique ou quelque chose comme une plaisante randonnée… Ce système s’est tellement, ancré dans les arcanes de l’Etat où l’affairisme maffieux s’est incorporé au politique et à l’administratif, parfois même au judiciaire, sans pour autant innocenter le médiatique… c’est là où, justement, réside la force secrète de ce système toujours, de plus en plus puissant et du coup, c’est là où loge le grand point faible voire le talon d’Achille de l’Etat. Donc, ce système illicite ne se trouvait pas détaché ou agissant loin du système politico-administratif de l’Etat. Les deux sont –semble-t-il- enchevêtrés au point où il serait difficile, parfois impossible d’en dénouer les nœuds, dans des temps records. Ainsi, penser à assainir un système rongé par l’affairisme et la corruption dans un laps de temps, serait méconnaître la vérité sur ce qui passe réellement, sur un terrain miné. Quelques oppositions politiques seraient pressées de voir le gouvernement assainir le secteur du commerce, entre autres, par un coup de baguette magique. Au fait, nous en sommes tous pressés de voir ces réseaux, ayant fait trop de tort au pays, mis hors d’état de nuire. Mais, la réalité est autre chose.
Ce système n’est pas les conséquences de deux ou de trois ans de travail. Cela devrait remonter, précisément à plus de trente ans, c’est-à-dire, depuis le jour où l’on avait décidé d’entrer sans appliquer les préparatifs nécessaires et de façon forcenée, dans l’économie du marché…pour bien expliquer aux chers lecteurs et ne pas tomber dans l’amalgame: une économie maffieuse. C’est quoi? C’est quand elle est pratiquée, sans être soumise aux lois et aux règlements en vigueur du pays, moyennant corruption, favoritisme, clientélisme, copinage, népotisme, régionalisme, tribalisme. Ce sont les maux dangereux de l’administration algérienne ou de toute autre administration échappant à l’autorité de l’Etat et en l’absence de l’Etat de droit. Ainsi, l’Etat est cyniquement, détrôné à la faveur d’un nébuleux «Etat» qui dicte ses propres lois…

À propos Abdelkader Benabdellah

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