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Œuvres universitaires de Mostaganem. Une cité de 1000 lits abandonnée au grès des dégradations

Lors de la dernière décennie nos responsables gonflés par l’aisance de la manne financière lançaient des projets sans planification aucune. L’argent et le manque de vision a généré à Mostaganem des projets dont l’opportunité n’existait même. Une gestion qui a occasionné des ratés dans le développement local. Des infrastructures construites à des montants faramineux puis abandonnées ou des infrastructures existantes et on y construit les mêmes sans nécessité aucune. Quelquefois les comptes n’y sont pas. L’ex direction de la jeunesse réhabilitée mais fermée, le centre psychopédagogique de Achacha toujours fermée, l’Ecole des Tapis fermée. L’entrée universitaire nous interpelle surtout en ce qui concerne l’hébergement des étudiants venus d’autres wilayas. La wilaya de Mostaganem est assez lotie en cités universitaires car on y a construit quelques-unes pour accueillir les étudiants dans des conditions optimales. Nonobstant les prévisions n’étaient pas prises en compte ou peu, les études ont fait défaut. Aujourd’hui, on se retrouve avec une cité complètement abandonnée depuis plus de onze années, une cité de 1000 lits sise à Kharrouba à proximité des 600 logements. Une cité construite, certainement, avec des montants inestimables. Une enveloppe financière qui aurait, à son époque, peut-être, servi à un autre projet mieux étudié. Mais le manque de lucidité chez les décideurs de l’époque où l’argent coulait à flots, n’existait guère. Cette cité, laissée dans les oubliettes au gré des dégradations, aurait pu être convertie à d’autres utilités. Même avec son dispositif de gardiennage, aujourd’hui, cette cité fantôme, n’a pas échappé au pillage de tout ce qui peut être vendable. Ce campus est là, érigé en structure désertée avec des fenêtres sans boiserie, des sanitaires sans plomberie, des installations électriques délabrées, des chambres dégradées et un avenir incertain. Le comble de l’histoire, c’est que de cette situation on n’en parle même pas. Personne ne sait quel devenir va avoir une cité universitaire clôturée et inoccupée mais à l’abri des regards même si elle est là sur le tissu urbain du chef-lieu de la wilaya. Ce campus pour hébergement de filles reste abandonné à son sort. Plus de dix années après, les responsables doivent lui trouver une solution avant l’irréparable. Aujourd’hui, il faut se rendre sur place pour se rendre compte de l’ampleur de la catastrophe. Il y a lieu de signaler que durant ces onze années, les riverains de la cité ont lancé sur les réseaux sociaux, d’innombrables appels alertant de la situation. De leur côté, les responsables du secteur et bien évidemment ceux de la wilaya, sont interpellés pour sauver cette cité des constantes dégradations.

À propos CHAREF KASSOUS

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