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Nouveau cahier des charges en préparation pour les écoles privées. Belaabed veut imposer de la rigueur

Comment créer à l’avenir une école privée en Algérie ? Qui paiera l’école privée? Quel sera le coût d’enseignement privé? Comment ouvrir une école? Quels programmes doivent-ils dispenser? Mais la question cruciale reste la suivante: ces écoles ont-elles le droit de dispenser le français en plus du cursus obligatoire national? Depuis la création des écoles d’enseignement privé dans la continuité des réformes du système éducatif national, le créneau a poussé comme des champignons et semble même avoir connu une florescence à travers le territoire national. Depuis l’ouverture de ces écoles un amalgame est fait par parents et élèves d’une école privée. Certes une école privée est placée sous la tutelle du MEN une institution crée par la Constitution et est donc régie par les lois de la république algérienne or pour parents et gérants d’une école privée, «l’agrément attribué par l’Etat à ces écoles privées a valeur de blanc-seing» c’est-à-dire ce qui est de nature à permettre aux parents et aux promoteurs «d’agir comme ils le veulent», «d’enseigner à leurs enfants ce qui leur parait commode suivant certains débouchés du marché d’emploi». Ce qui est automatiquement archi-faux car le programme établi par une école privée à caractère «national» et ne doit pas par conséquent échapper aux règles régissant le fonctionnement pédagogique d’une école d’enseignement national. Les parents croient juste en effet que l’agrément de ces écoles privées les autorise à «agir sans limites». Quel est le nombre d’écoles privées en Algérie ? A ce jour, on compterait près de 600 écoles privées dont une cinquantaine créée ces dernières années selon certains chiffres. Aussi, l’Etat a décidé depuis un certain temps de fermer certaines de ces écoles qui ne sont pas conformes à la légalité mais il y en aurait d’autres fermées pour des raisons éloignées de toute considération réglementaire. Dans les deux cas, une refonte s’imposait afin de clarifier la situation aux promoteurs des écoles privées quand on sait que certains parents ont tendance à confondre la légitimité d’une école publique et la complémentarité d’une école privée. Pour cela, de nouvelles conditions devront être ajoutées ou fixées dans le prochain cahier des charges. Tout compte fait, le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belaabed, a annoncé jeudi à Médéa, qu’un projet d’un nouveau cahier des charges relatif à l’ouverture d’écoles d’enseignement privé est « en cours de préparation », assurant que sa mise en œuvre va contribuer à renforcer le secteur de l’éducation. « Un nouveau cahier des charges est en phase de préparation dans le cadre du soutien à l’enseignement privé et pour assurer un meilleur encadrement de ces établissements éducatifs », a indiqué le ministre lors de sa visite d’inspection dans la wilaya de Médéa. L’enseignement privé et l’enseignement public sont « complémentaires et répondent aux mêmes normes et programmes, et partagent les mêmes objectifs, à savoir assurer un meilleur enseignement pour les élèves scolarisés », a souligné M.Belaabed. Il a précisé que « cette démarche s’inscrit dans le sillage des efforts menés depuis plusieurs années par l’Etat en vue de parfaire encore davantage l’enseignement éducatif », ajoutant qu' »il y a un besoin dans ce domaine qui requiert de la rigueur et la nécessité pour les futures écoles de répondre aux critères exigés et de se conformer à la législation ». Le ministre de l’éducation a rappelé, par ailleurs, les inscriptions à « distance » des élèves de première année primaire dès la prochaine rentrée scolaire. A l’entame de sa visite d’inspection, M. Belaabed a inauguré l’établissement de l’enseignement moyen « Yahi Belkhiter » dans la commune d’Ouled Brahim, à l’Est de Médéa, saisissant l’occasion pour insister sur « l’impératif de veiller à garantir les meilleures conditions de scolarisation aux élèves ». Le ministre a également inauguré le lycée « Mustapha Nabi » au centre-ville de Berrouaghia, avant de procéder à la pose de la première pierre pour les projets de collège d’enseignement moyen (CEM) et d’un lycée dans la commune de Tlet-Douairs, ainsi qu’un autre CEM localisé dans la cité Ain-Djerda, commune de Draa-Smar, à l’ouest de Médéa. Par ailleurs, dans une déclaration, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé que la rentrée scolaire 2024-2025 pour l’enseignement primaire se ferait avec zéro papier. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de modernisation et de digitalisation des procédures administratives, visant à simplifier les démarches pour les parents et à rendre le système plus efficace et écologique. Le ministre a précisé que les inscriptions pour l’enseignement primaire se dérouleraient de manière numérique, éliminant ainsi le besoin pour les parents de se déplacer physiquement dans les établissements scolaires pour inscrire leurs enfants. Cette mesure, en plus de faciliter la vie des familles, devrait contribuer à réduire les files d’attente et l’encombrement dans les écoles, souvent sources de stress et de désagrément. L’annonce de Belabed ne s’arrête pas à la digitalisation des inscriptions. Elle révèle également une collaboration étroite entre le ministère de l’Éducation nationale et le ministère de l’Intérieur, illustrant une approche holistique pour adresser les défis du secteur éducatif. Le système repérera également les moins de 1% d’enfants non encore scolarisés et assurera leur droit à l’éducation. Le ministre a souligné que grâce à cette initiative numérique, plus de 99% des enfants concernés ont rejoint l’école à l’âge légal. Le système permettra également d’identifier les moins de 1% d’enfants qui ne sont pas encore scolarisés et de garantir leur droit à l’éducation. Ils utiliseront les données numériques en travaillant en synergie pour identifier les enfants en âge scolaire non encore inscrits à l’école, dans le but d’atteindre une scolarisation universelle. Cette mesure est d’autant plus importante qu’elle s’accompagne d’une application stricte de la loi pour les parents qui négligent d’inscrire leurs enfants, soulignant l’engagement du gouvernement à assurer une éducation pour tous.

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