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Nos routes mortelles

Peu de gens savent qu’il existe une concurrence acharnée entre le Covid et le phénomène des accidents de la circulation : Qui tuerait plus que l’Autre ? Il n’y a pas un jour qui passe sans qu’une famille algérienne ne soit endeuillée. La dernière du genre est survenue dans la wilaya de Naâma, où un tragique accident de la route a fait 13 morts et 07 blessés graves. Les chiffres sont là, afin d’attester sur une tragédie nationale qui ne veut toujours pas dire son nom… Selon un rapport émanant, il y a quelques jours, de la délégation nationale à la sécurité routière, il serait aux environs de 2000 personnes qui ont trouvé la mort et plus de 19500 blessés. Cette hécatombe est survenue à l’échelle nationale dans 14600 accidents. Et ce, au cours des sept premiers mois de l’année 2021. Voilà le problème ! Où est donc la solution ? Pas la meilleure solution mais la solution tout court… A notre avis, toutes les solutions proposées et appliquées par les autorités concernées, depuis belle lurette, allant des mesures de prévention et de sensibilisation les plus intelligentes aux mesures de répression les plus rigoureuses. Tous ces efforts n’ont même pas donné un semblant de résultat.
La situation continue sur cette mélodie mélancolique et la mort continue à faucher quotidiennement les âmes, endeuiller les familles et produire des handicapés à vie. Pour reprendre la question d’en haut que faire ? Et, bien tout le monde est, en train de regarder, impuissant, la tragédie suivre son cours, sans pouvoir apporter le moindre secours ou la moindre idée salvatrice…Si le chauffard qui va se faire tuer et peut-être tuer et blesser d’autres personnes, savait déjà ce que nous savons, que les routes tuent quotidiennement, autant que le Covid, il prendrait les mesures qui s’imposent afin d’éviter la percussion ou la collision. Et je tiens, par le truchement de ces colonnes, à dire et répéter qu’il n’y a pas de solutions ou de trucs de grand-mères qui pourraient être envisagés par les autorités concernées par ce dossier.. Le dénouement de cette crise se trouverait, certainement chez les chauffeurs qui sont appelés à faire preuve de plus de responsabilité à l’égard de leur vie ou leur intégrité physique et celles des autres. Pour ce qui est des autorités, même si ce n’est pas la solution idéale, elles devront continuer les mesures de prévention, de sensibilisation et surtout de répression à l’égard des chauffards atteints de cécité.

À propos Abdelkader Benabdellah

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