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Niger, le dernier ultimatum?

La force de la Cédéao est « prête à intervenir » au Niger dès que les dirigeants des pays ouest-africains en donneront l’ordre, a déclaré ce vendredi le commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l’organisation régionale, Abdel-Fatau Musah. «Nous sommes prêts à intervenir dès que l’ordre sera donné. Le jour de l’intervention a aussi été fixé», a déclaré ce responsable à l’issue d’une réunion des chefs d’état-major des armées ouest-africaines réunis depuis jeudi à Accra. L’organisation a ainsi annoncé une «possible» mission diplomatique samedi au Niger alors que les précédentes délégations de l’organisation régionale n’ont pas réussi jusqu’ici à rencontrer le général Tiani, le nouvel homme fort du pays. Abdel-Fatau Musah nuance toutefois et résume la tonalité de ce sommet : «Nous n’allons pas passer notre temps à discuter». Des sources informées indiquent à RFI qu’une partie des troupes est déjà en mouvement vers les positions identifiées et retenues, probablement les frontières du Bénin et surtout du Nigeria avec le Niger. Chaque pays contributeur finance les 90 premiers jours de l’intervention, si elle se prolonge c’est la Cédéao qui règlera la facture additionnelle. Au demeurant, selon les informations du «Monde», des proches du chef de l’Etat nigérien avaient demandé à Paris d’intervenir militairement, fin juillet, pour mettre fin au putsch du général Tiani. Le nouveau premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine a assuré vendredi 18 août au soir au New York Times que les militaires qui ont renversé le président Mohamed Bazoum lors du coup d’État du 26 juillet ne lui feront aucun mal. «Rien ne lui arrivera car nous n’avons pas de tradition de la violence au Niger», assure-t-il dans cet entretien réalisé par le quotidien américain depuis Dakar. Le New York Times écrit que Zeine accuse certains responsables français de condescendance mais souhaite que l’ancienne puissance coloniale reste au Niger. «Nous avons été formés dans des universités françaises, nos officiers ont été formés en France. Nous voulons juste être respectés», fait-il valoir. La France se tient prête à soutenir une intervention militaire de la Cedeao au Niger. Un scénario rejeté par les Etats-Unis, qui plaident pour une solution diplomatique. Des divergences qui s’expliquent par des intérêts propres aux deux pays dans la région.

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