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Niger, la guerre retardée…

Les auteurs du coup d’Etat au Niger ont annoncé, dimanche, leur intention de poursuivre le président renversé Bazoum notamment pour haute trahison. «Le gouvernement nigérien a réuni à ce jour [les] preuves pour poursuivre devant les instances nationales et internationales compétentes, le président déchu et ses complices locaux et étrangers, pour haute trahison et atteinte à la sûreté intérieure et extérieure du Niger», a déclaré le colonel major Amadou Abdramane, un des membres du régime, dans un communiqué lu à la télévision nationale. Selon le code pénal nigérien, M. Bazoum encourt la peine de mort. Le gouvernement appuie ses accusations sur des «échanges» de Bazoum avec des «nationaux», des «chefs d’Etat étrangers», et des «responsables d’organisations internationales». Entre-temps, le Parlement de la Cédéao, composé de politiciens issus des différents États membres de la Cédéao, souhaite organiser une nouvelle mission de médiation à Niamey. La majorité des parlementaires s’est dite opposée à une intervention militaire au Niger, d’où sont originaires certains parlementaires. Le Nigérien Amadou Ali Djibo a notamment souligné que les sanctions imposées actuellement à son pays ont déjà conduit à la fermeture de nombreuses écoles et qu’une guerre aurait des conséquences délétères sur la vie des plus vulnérables, relaye RFI. Mohammed Ali Ndume, un sénateur du Nord-est du Nigeria, a estimé que son pays ne pourrait pas partir en guerre sans l’approbation non seulement de l’Assemblée nationale, mais aussi du Conseil de sécurité de l’ONU. A l’issue de cette rencontre virtuelle, les représentants du Parlement de la Cédéao n’ont pas signé de résolution mais ils sont tombés d’accord sur l’idée de mettre sur pied une délégation pour tenter de poursuivre les négociations entre la Cédéao et les membres de la junte au pouvoir à Niamey. La diplomatie américaine s’active également. Un diplomate des États-Unis pourrait effectuer prochainement un déplacement à Niamey. Selon un communiqué de la médiation religieuse nigériane, le chef du régime militaire, le général Abdourahamane Tchiani «a déclaré que sa porte était ouverte pour explorer la voie de la diplomatie et de la paix afin de résoudre» la crise. Bola Tinubu, en même temps président en exercice de la Cédéao, souhaite la réinstauration du président Bazoum, mais privilégie le dialogue et la diplomatie. Alger a, depuis le début de la crise, refusé toute intervention militaire en préférant suivre la voie du dialogue et d’une solution pacifique.

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