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Mouton de l’Aïd, c’est déjà la flambée

Les moutons importés de la Roumanie et d’ailleurs vont-ils, finalement, réussir à casser les prix toujours en ascension, sans répit? Les Algériens, habitués au mouton de «chez nous», vont-ils, en fin de compte, abdiquer et opter pour le sacrifice du mouton de l’importation? Enfin, c’est une expérience qui va passer. De toute façon, les pouvoirs publics vont adopter des mesures préventives trop strictes, dans la vente du mouton importé, afin de ne pas permettre à ce dernier de se mélanger avec le cheptel national. Il y aurait trop de risques. Nous avons déjà une mauvaise expérience et des épouvantables souvenirs, dans le passé, qui ont été fatals avec le cheptel bovin. Donc, les mesures envisagées seront absolument nécessaires, en vue de protéger notre cheptel ovin de tout risque aux conséquences graves. Pourquoi les pouvoirs publics avaient-ils, donc, eu recours à cette solution, en dépit des gravités qu’elle encourait? Et bien, c’était l’unique moyen de faire fléchir les monopolistes du mouton qui détiennent les clés du monde de l’élevage des bestiaux. Le citoyen ordinaire qui se dirige quelques jours ou à la veille de la fête chez le maquignon du coin, pour se procurer un mouton, plus au moins acceptable selon la capacité pécuniaire de sa bourse et selon le rite religieux exigé, n’est pas au courant des pratiques et des agissements qui se font chez les éleveurs, chez les courtiers ou bien chez ces opportunistes «businessmen occasionnels » du mouton. C’est un monde parallèle qui aurait ses mystères et ses secrets. Pratiquement, il n’est accessible que pour les initiés et les chevronnés du métier. C’est une vraie mine d’or pour ceux qui en savent maîtriser les tenants et les aboutissants. Cependant, l’intervention des pouvoirs publics visant à couper les ailes à ces opportunistes monopolistes, en recourant à l’importation, a été hautement félicitée par certains citoyens notamment ceux qui n’arrivent pas à consommer de la viande fraiche, ayant atteint le prix inabordable de trois mille dinars le kg. D’autre part, ceux dont les intérêts ont été gravement touchés par les mesures de l’importation, avaient tout fait afin de dénigrer ces mesures, en semant le doute quant à leurs buts et leurs sincérités. A vrai dire, il est encore trop tôt pour se prononcer sur les prix du mouton pour cet Aïd El Kébir dont une vingtaine de jours nous séparent du jour «j». Et ce, à la lumière de cette nouvelle expérience caractérisée par une grosse opération d’importation de têtes de mouton.

À propos Abdelkader Benabdellah

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