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Mostaganem. L’espace urbain chasse-gardée du commerce informel

Dans le contexte de l’urbanisation rapide, à Mostaganem, l’occupation illégale de l’espace public par le commerce informel, pose un problème de gestion urbaine. Ce type de commerce s’est installé pour durer dans le temps et dans l’espace, sans soucier personne. Si ce phénomène n’est pas nouveau, il prend de plus en plus d’ampleur. Le centre-ville de Mostaganem et de ses alentours est devenu la chasse gardée des vendeurs informels qui s’adonnent en toute quiétude à leurs activités. Ce spectacle désolant est visible sur les arcades, les rues et ruelles, les escaliers et même à proximité de certaines structures administrative du centre-ville. La rue du lion, les ex- »trois ponts », El Matmor, les alentours du marché couvert, le souk de Ain Sefra et d’autres espaces sont pris d’assaut, dès le lever du jour, par des jeunes pour accaparer les trottoirs et déposer leurs marchandises sur des cartons, leur servant de supports à l’étalage de leurs marchandises jusqu’à obstruer la voie publique. Sahat Echouhada à Tigditt est devenue un marché qui a sali l’espace générant des ennuis de salubrité aux riverains. Le pire, ce n’est pas l’activité elle-même, c’est ce que génère l’activité comme désagréments à l’environnement. Ces vendeurs qui, en partant, laissent derrière eux des montagnes de détritus qui souvent sont difficiles à gérer. Sur certains endroits notamment les arcades, les piétons peinent à circuler et sont souvent contraints d’utiliser la chaussée, se faufilant entre les voitures. Les commerçants légaux et les habitants des quartiers rongés par ce mal ont compris que leurs requêtes déposées au niveau de la municipalité pour leur délivrer de ce phénomène, ne sont que des coups d’épée dans l’eau. Les commerçants légaux qui sont souvent agressés verbalement, ne savent plus à quel saint se vouer. Aucune logique n’explique ce genre de démarche qui a énormément encouragé la pratique des vendeurs occasionnels ou à la sauvette qui telle une pègre, imposent leur diktat aux commerçants s’acquittant régulièrement de leurs impôts. C’est un facteur qui explique également une gestion aléatoire des élus préoccupés par d’autres priorités, laissant entre les mains, les trabendistes qui règlent le bazar de la vente à la sauvette. En dépit de sa richesse matérielle, la ville de Mostaganem souffre de la pollution, de la laideur de la saleté, du manque flagrant des espaces verts et d’organisation mais aussi surtout de civisme. L’occupation illégale de ces espaces publics par le commerce informel dans la ville pose un problème de gestion de l’espace urbain, dans un contexte où le chef-lieu ambitionne une ville verte, propre et paisible. Son impact sur l’hygiène est alarmant surtout quand il s’agit de produits alimentaires tels que le pain, la pâtisserie, les produits d’origine laitiers, les poissons exposés en plein air avec ce que cela engendre comme danger d’intoxication. Avec l’ampleur que prend le commerce informel, la gestion des déchets générés est une tracasserie qui n’en finit pas.

À propos CHAREF KASSOUS

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