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Mostaganem. Les constructions illicites renaissent sous une autre forme

A Mostaganem des milliers de logements ont été attribués cette dernière décennie. Des milliers de demandeurs de logements ont été satisfaits dans le cadre de la politique du gouvernement. Entre AADL, LPA, LPP, social et RHP et relogement par éradication des bidonvilles, des efforts considérables ont été consentis. Cependant dans les systèmes d’attribution il y a eu des vertes et des pas mûres. Afin d’expliquer cette divergence, il est opportun de signaler que les bénéficiaires d’une bonne partie du relogement dans le système RHP et éradication des bidonvilles n’était peut-être pas mérité. Pour ce qui est de la résorption de l’habitat précaire, la problématique reste toujours posée. Des centaines de demeures furent démolies ou presque mais aujourd’hui on les a réoccupées. Ceci veut dire que les nouveaux occupants des logements recensés et évacués deviennent forcément des demandeurs. Ces derniers seront potentiellement servis car ils habitent des maisons à moitié détruites dans des quartiers où l’autorité est inattentive. Il sied de préciser que cette approche de la politique du RHP a un goût d’inachevé. Un bon nombre de ces acquéreurs introduits dans le circuit mettent leur logement soit en vente soit en location avec la bénédiction du non contrôle. Quelques fois ils acquièrent, ils revendent et se réinstallent dans les niches restantes au nom de l’épouse avec divorce prononcé. Les réseaux de recasement dans les maisons démolies sont pour quelque chose car on ne loge pas sans l’aval des membres du réseau. A Mostaganem, ces individus sont les mêmes incrustés dans les comités du RHP. Pour les bidons ville la méthode a changé, on n’érige plus des bidonvilles à fréquentation massive comme  »Typhus 1 et Typhus 2 ou Télégraphe » mais plutôt des maisons montées d’une manière occulte à l’intérieur du tissu urbain, dans des quartiers tels que Kariel, Benaired, El Maksar, Plateau marine etc…C’est ainsi que les méthodes ont évolué, la demande s’accentue et les programmes ne suffisent pas. Aujourd’hui, les riverains de ces quartiers s’étonnent de l’invasion de familles qui viennent édifier des logements de fortune sans qu’il se soucient de l’illégalité de leurs actes. Toutefois, faut-t-il l’assurer, les organismes censés prévenir ce type de construction et les éradiquer semblent être hors-jeu. Le pire est que ces pseudos maisons abritent des catégories de gens qui peuvent agir contre la loi. Vente de drogue, prostitution et élevage illicite d’animaux de combat etc… sont des pratiques qui échappent à toute surveillance mais exaspèrent les riverains..

À propos CHAREF KASSOUS

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