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Mostaganem. Le Plateau Marine est aussi une zone d’ombre… urbaine

Le Plateau Marine, un quartier qui a aussi marqué l’histoire de Mostaganem par un modèle de vie qui n’est pas pour mettre dans les oubliettes. Un quartier jouxtant le port commercial qui, de toutes les manières, il demeure en bas. Même en bas sur la rive gauche de l’Oued Ain et vue sur mer Sefra, ce faubourg était la dynamique économique de la ville. Les Moulins  »Scali », l’ONCV, le port commercial, la sirène, la criée quotidienne et les mandataires de poissons, l’ECOREP, le syndic, les équipes de ramendeurs de filets de pêche et la pleine vie des marins pêcheurs. Il y avait dans cette partie de la municipalité, toute une vie. Aujourd’hui, le  »Plateau » est réellement zone d’ombre, disons-le  »urbaine » car ce quartier a perdu toutes ses chances d’intéresser les autorités de la commune et celles de la daïra. A ce quartier, le développement lui a tourné le dos, il y a presque deux décennies. Toutes les APC successives, depuis les années 2000, n’y ont pas injecté un dinar pour améliorer le cadre de vie de ces habitants. Des habitants auxquels aucun responsable ne rend visite…On a contourné le quartier par pure appréhension. Les conséquences de cette indifférence des autorités, vis- à-vis d’une population marginalisée, pourraient avoir des retours de manivelle funeste. Le plateau est déshérité et ses habitants survivent au néant… Ni routes carrossables, ni hygiène, ni espaces verts, ni trottoirs, ni ravalement de façades, le néant a occupé l’espace, enterrant profondément un mode de vie. Le relogement à une époque donnée a suscité la crise au plateau marine. Mais les maisons évacuées ont été réoccupées. Aujourd’hui, faut-t-il l’assurer est que ces pseudo-demeures sont susceptibles d’abriter des catégories de gens qui peuvent agir contre la loi. Vente de drogue, prostitution et élevage illicite d’animaux de combat etc.., sont des pratiques qui échappent à toute surveillance. La jeunesse de cette cité se sent exclue et n’a que la vue sur mer pour apaiser ses maux. Fatalement, ces derniers espèrent le changement. Ce qui a été démoli, demeure comme une tare environnementale mais à l’abri des vues. L’absence de l’autorité et du moindre projet de développement exaspèrent ces citoyens de la zone d’ombre. Toutefois, faut-il le souligner, dans le néant peuvent naître des comportements aléatoirement périlleux contre la société. La daïra et la commune doivent agir en responsable pour ramener l’équilibre qu’il faut à ce quartier.

À propos CHAREF KASSOUS

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