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Mostaganem. Le discours existentiel et ses portées bénéfiques

En collaboration avec la Direction de la Culture et des Arts, l’Association « Cheikh Mohamed Ali Essanoussi » pour la Promotion du Patrimoine Soufie a organisé, ce samedi 13 mai, un séminaire scientifique sur El Allama Sidi Mohamed Charef Bentekouk avec la thématique  »Le discours existentiel et ses portées bénéfiques ».
C’est au niveau de l’amphithéâtre de la bibliothèque « Moulay Belhamissi » qu’a été lancé l’évènement, en présence du directeur de la Culture, M.Mohamed Merouani, des membres de l’APW, des académiciens et la société civile. Selon M.Tekouk Khettab, président de l’Association, cette rencontre vise à promouvoir les œuvres de la tariqa essanoussia dans la promotion du soufisme en Algérie, à travers le discours El Allama Sidi Mohamed Charef Bentekouk. D’ajouter :  »Considérant que la wilaya de Mostaganem est incontestablement un pôle soufi, cet évènement intervient, avec des académiciens de diverses universités afin de valoriser le rôle du Cheikh Mohamed Ali Essanoussi avec l’accompagnement fidèle de El Allama Sidi Mohamed Charef Bentekouk dans l’épanouissement spirituel en Algérie. Aujourd’hui, notre travail consiste à réhabiliter cette richesse patrimoniale en l’ordonnançant comme patrimoine matériel. Notre projet en tant qu’organe de promotion du patrimoine soufi, est de mettre en exergue toute la pensée du Cheikh Bentekouk qui, à lui seul, est l’auteur d’une œuvre poétique de 344 vers qui, à nos jours, n’a jamais été éditée ni a fait l’objet de recherche académique dans les universités algériennes. Cette oeuvre, selon le président, est considérée comme un des socles du patrimoine soufi dans la wilaya.
Son contenu, assurera-t-il, est d’ordre historique et rappelle les péripéties du Cheikh avec l’administration coloniale qui tendait à entraver son entreprise spirituelle. Cette œuvre a fait l’objet d’une étude académique, la seule d’ailleurs, par le Dr Ahmed Amine Dellaï, du Centre de Recherche Anthropologique Sociale d’Oran. L’objectif de notre organisation indiquera, K.Tekkouk, c’est de mettre à disposition cet ouvrage au profit de la recherche académique et prétendre valoriser ses portées spirituelles, éducatives, sociologiques et nationales. Il conclura par dire que la contribution de l’université algérienne est capitale pour la préservation du patrimoine car c’est aux académiciens d’être les garants de ce référent identitaire. Les conférenciers provenant des universités de Chlef, Alger, Relizane et Saida marqueront leur présence par une réelle contribution scientifique pour non seulement la mise en valeur de ce patrimoine mais surtout donner la possibilité à ce dernier d’être édité. La notion de préservation doit être une priorité des laboratoires de recherches anthropologiques car se pencher sur la notion du patrimoine bibliographique comme répertoire d’un patrimoine connu et reconnu, dans son historicité, par la communauté.

À propos Abdelmadjid-Lotfi

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