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Mostaganem. Le 178ème anniversaire des enfumages de Ouled Ryah dignement célébré

Ce lundi 19 juin marque solennellement la sinistre journée du crime abject des enfumages de Ouled Ryah, dans la commune de Nekmaria, wilaya de Mostaganem. Cette cérémonie s’arrête sur un évènement historique de la région, manifestant les sacrifices d’un peuple qui a voulu son indépendance. La Direction du laboratoire de l’information et de la communication de l’Université « Abdelhamid Ibn Badis » œuvre à rendre visible cette tragique période où les populations de trois tribus furent assassinées. Le Dr Larbi Bouamama, en sa qualité de directeur, et son adjoint le Dr Said Baali, ont organisé cette journée dans le but de préserver la mémoire des sacrifiés pour le droit de vivre librement. Ce travail de mémoire va au delà du devoir national mais surtout pour dénoncer le mal occasionné à toute une tribu, celle de  »Ouled Ryah ». C’est ainsi que les organisateurs de cet anniversaire, dûment mobilisés, ont fait de cette journée un arrêt sur l’histoire d’un grand pays qui a toujours fait face au joug de la colonisation. Sur l’esplanade du mémorial de la grotte ’’Ghar El Frachiche’’, s’est célébrée la 178ème journée, en présence du secrétaire général de la wilaya, de quelques membres de l’exécutif, du chef de daïra de Achacha ainsi qu’un nombre important d’enseignants de l’Université et d’invités venus de plusieurs wilayas. Les organisateurs de cet anniversaire ont fait de cette journée un arrêt sur l’histoire d’un grand pays qui a toujours fait face au joug de la colonisation. Les différentes interventions inscrites à l’ordre du jour et présentées par des académiciens de diverses universités, se sont longuement focalisées sur ces crimes abjects perpétrés contre les populations autochtones qui n’ont de pareil que les pires génocides connus dans le monde. La contribution des historiens à mettre en exergue une page marquée par des exactions qui dépassent l’entendement, est d’abord de revenir sur cette grande tragédie, pour l’enseigner aux générations montantes. Ils ont été tous unanimes: cet acte de barbarie, commis en 1845, reste, pour la mémoire collective, un mémorable sinistre inscrit par du sang sur les pages de l’histoire d’Algérie. A cette occasion, ils ont tous eu la même opinion que ce 18 juin 1845 est un drame qui s’est soldé par l’assassinat de toute une tribu. Sous les ordres du colonel Pelissier, 1.200 personnes, femmes, enfants et hommes furent enfumés. Aujourd’hui, la commémoration d’un tel sinistre devient un devoir de mémoire indiscutable. Faut-il rappeler que pas moins d’une décennie à l’arrière, cette page de l’histoire qui était tue, s’est déterrée grâce à tous ceux qui ont œuvré à mettre sous la lumière les crimes odieux contre l’humanité. Ils le font, comme l’ont fait aujourd’hui, les organisateurs, pour que ce passage soit un legs qui restera gravé à jamais dans les mémoires. C’est justement contre l’oubli que l’on célèbre ce genre de manifestations historiques. C’est l’histoire d’un crime contre l’humanité, sans nom, qui doit être léguée aux générations futures et qui restera à jamais gravée dans les mémoires et ce, afin de témoigner contre l’oubli.

À propos CHAREF KASSOUS

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