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Mostaganem. La wilaya a perdu à jamais ses marchés de gros

Par Charef Kassous

En cette période de crise économique aiguë, de croissance du taux de chômage et de fâcheuses conséquences sociales, les marchés de gros des fruits et légumes sont en déperdition aggravée. La wilaya de Mostaganem est considérée comme une région de très grande productivité de maraîchers et de légumes ainsi que de rendements viticoles et d’agrumes. Une vocation agricole affirmée qui fait vivre des milliers de familles dans des emplois directs et indirects. L’économie locale a, depuis longtemps, compté sur les rendements agricoles ainsi que sur les marchés de gros des fruits et légumes qui aussi étaient une valeur ajoutée probante. Souk Ellil dans la commune de Sayada était un marché de gros des fruits et légumes qui rayonnait sur le plan régional de manière irréfutable et aspirait même à un standing national. Le désintéressement des élus, le laisser- aller de la société de gestion dudit marché et l’incapacité de prise en charge financière de son entretien et de sa sécurité, a poussé les commerçants à le déserter. En revanche, faut-il le souligner, ce marché était pour la commune et son budget d’un apport économique évident. Aujourd’hui, il a perdu de son efficience et de sa rentabilité donc dépeuplé et déserté. Les fellahs et les commerçants qui y activaient ont, à une époque donnée, compris qu’il fallait une alternative à cette situation léthargique de la mercuriale. Etant donné la désagréable conjoncture de Souk Ellil, les commerçants fréquentaient les marchés de Sidi Khettab (Relizane), celui d’El Kerma (Oran) et celui de Ain Defla et enfin le nouveau marché de Mohamadia (Mascara)… Malheureusement la chute de Souk Ellil est trop prononcée. A partir de là, un marché de gros informel s’est installé dans la commune de Sirat il y a six années de cela  »SOUK BENTAMAR ». Un marché qui a joué un rôle compensateur afin de préserver l’activité commerciale et des postes d’emplois dans la wilaya. Ce marché avait généré beaucoup d’activités commerciales dans une zone où les fellahs pouvaient écouler leurs produits dans des conditions tant bien que mal organisées. Un marché informel, certes, mais c’était une mercuriale qui stabilisait le pouvoir d’achat dans une grande partie de la wilaya. On l’a fermé en tournant le dos à toutes les conséquences douloureuses occasionnées en pleine crise. On a laissé sur le carreau des centaines de familles sans revenus mais non sans aucune volonté d’envisager sa création même si l’investissement devrait être privé. Le comble c’est que dans la wilaya personne ne raisonne économie même pas les organismes établis à cet effet. Aujourd’hui, crise oblige, il y a urgence de réfléchir à la création d’un organisme pour redonner vie aux marchés de gros des fruits et légumes… Réfléchir pour s’inscrire dans la philosophie de la nouvelle Algérie.

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