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Monde du travail. Bientôt des Assises nationales sur la protection sociale

L’Organisation internationale du travail (OIT) compte organiser, incessamment, des Assises nationales sur la protection sociale et ce conjointement avec la CGEA. Rappelons, que la CGEA qu’est la confédération des entrepreneurs algériens est un membre actif du conseil d’administration de l’Organisation internationale et joue un rôle important, selon ses responsables, et stratégique à la fois concernant le monde du travail, dans la définition des priorités du Bureau international du travail qu’est le BIT. Alors que le monde du travail risque l’implosion en ce début du mois sacré de Ramadhan et eu égard à la crise sanitaire qui a plongé des Nations entières et l’Algérie en particulier dans le chaos, surtout les travailleurs et les petits ménages, la situation est peu reluisante sur le front social. Elle est caractérisée par des pertes en cascades d’emplois. Des travailleurs sont jetés en vrac dans la rue. Des grèves sont signalées dans plusieurs secteurs stratégiques, des pénuries, des mouvements de débrayages signalés dans plusieurs coins du pays. Tout ce décor macabre meuble le quotidien des smicards et des petits ménages devant le mutisme de l’organisation syndicale de l’UGTA, qui tergiverse devant les cris de désespoir des travailleurs abandonnés à leur triste sort en l’absence du partenaire social. On assiste à une vraie violation des lois sociales par les employeurs. Les lois sociales 90-11 du 21 Avril 1990 relative aux relations de travail restent catégoriques concernant les droits et obligations des travailleurs. Ainsi et concernant les droits des travailleurs, ceux-ci jouissent des droits fondamentaux suivants (art 5) l’exercice du droit syndical; de la négociation collective;de la participation dans l’organisme employeur;de la sécurité sociale et retraite; de l’hygiène, sécurité et médecine du travail; du repos; de la participation à la prévention et au règlement des conflits de travail et enfin du recours à la grève. Dans le cadre de la relation de travail (art 6), les travailleurs ont également le droit : à une occupation effective; au respect de leur intégrité physique et morale et de leur dignité; à une protection contre toute discrimination pour occuper un poste autre que celui fondé sur leur aptitude et leur mérite; à la formation professionnelle et à la promotion dans le travail, au versement régulier de la rémunération qui leur est due; aux oeuvres sociales;à tous avantages découlant spécifiquement du contrat de travail. Si la situation des travailleurs a dégringolé en cette crise sanitaire et ce mois sacré du Ramadhan avec des licenciements en cascades qui pleuvent sur les travailleurs ; que faut-il faire pour sauver la paix sociale? Dans un entretien accordé au Magasin  » Dynamiques » de la CGEA, le PDG de l’OIT, Guy Ryder, affirme que conscient des bouleversements en profondeur qui s’opèrent dans le monde du travail, il préconise de relever le défis, que son Organisation a adopté à la 108ème session de la conférence internationale du travail en 2019, une déclaration du centenaire pour l’avenir du travail. Pour lui, cette déclaration servira de feuille de route qui appelle à l’adoption d’une approche centrée sur l’humain où les personnes sont au coeur des politiques économiques, sociales et environnementales. Pour des millions de travailleurs, rétorque le PDG de l’OIT, déjà en situation de vulnérabilité, la crise du covid 19 a eu des conséquences dévastatrices. Cela a conduit, selon l’interviewé, à des augmentations dans le travail forcé, le travail des enfants et la discrimination. Concernant le travail forcé, il est estimé selon ses estimations, à 25 millions le nombre de personnes qui sont victimes, parmi eux figurent 16 millions d’exploités dans les secteurs comme le travail domestique, la construction et enfin l’agriculture. Le premier responsable de l’Organisation internationale du travail rapporte, que depuis la Pandémie, l’OIT a développé et publié de façon régulière des analyses sur l’impact de la covid 19 sur le marché du travail. Il a donc été enregistré une perte en heure de travail qui s’élevait à 12,1% c’est à dire 345 millions d’emplois directs à temps plein (ETP) et 3,5 millions de dollars américains soit 5,5 du PIB mondial. Enfin, comme solution l’organisation internationale que dirige Guy Ryder, vient de mettre en place une plateforme illustrant les mesures prises par les pays par rapport à la pandémie pour stimuler l’économie, soutenir les entreprises et surtout protéger les travailleurs sur leur lieu de travail et enfin trouver des solutions dans le cadre du dialogue social.

À propos NADIRA FOUDAD

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