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Micro-entreprises: La charge de plus …

L’idée de la micro-entreprise, bien que virulemment, critiquée par les uns et les autres, constituait, et en dépit des inconvénients qu’elle avait générés, une initiative de grande valeur pour l’Etat algérien, notamment sur le plan socioéconomique et l’insertion des jeunes et leur initiation au monde du travail et des affaires. Certes, il faudrait reconnaître les pertes enregistrées, causées particulièrement par la faillite d’un grand nombre d’entreprises ou startups. Cependant, il en reste pas moins que d’autres entreprises ont bien connu le chemin de la réussite. Pas d’omelettes sans casser des œufs, disait l’adage. La nature des affaires est ainsi faite: pas de réussite sans passer par un long parcours d’échecs. Et, pour ceux qui pleurnichent les préjudices accusés pour le Trésor public, ils devraient d’abord penser, sérieusement, aux milliards de milliards jetés, injustement, par les portes et les fenêtres, sans évidemment, omettre de rappeler le sort flou d’autres milliards qui ont connu leur chemin secret vers les banques étrangères… Du coup, nous souhaitons que l’Etat ne mette pas fin à ce dispositif d’aide aux jeunes citoyens, toutefois en apprenant à éviter les faillites ainsi que les impacts négatifs constatés au cours des expériences précédentes. A chaque projet grandiose où l’on a dû investir des sommes colossales, à l’instar des dispositifs ANSAJ et CNAC, il y a toujours eu des mains habiles de prestidigitateurs, de quelques malintentionnés qui ont su profiter de la mollesse de l’Etat, afin de détourner quelques sous à leur profit. La solution, c’est que l’Etat, par le truchement de ses services concernés, devrait demeurer vigilant en vue de protéger les deniers publics. Ce n’est pas la faute des jeunes ayant bénéficié du dispositif d’aide, mais de l’administration qui avait pour charge la gestion financière du dispositif. Donc, au lieu de se concentrer sur les impacts négatifs ou le moitié vide du verre, il serait, cependant judicieux de s’intéresser aux expériences réussies ; c’est-à-dire la moitié pleine du verre, afin de les encourager et les généraliser… du moment que les cas échoués ne représentent pas, a fortiori, plus du tiers de toute l’expérience. Faudrait-il rappeler dans ce sens que les échecs subis précédemment seraient généralement dus au fait que l’expérience de l’emploi des jeunes, par le moyen du financement et l’accompagnement des startups est très récente. C’était presque une aventure unique. J’en suis optimiste quant à l’amélioration avec le temps de cette expérience, aux caractéristiques, purement algériennes. Saluons donc et continuons…

À propos Abdelkader Benabdellah

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