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Médicaments localement fabriqués. Campagne acharnée des laboratoires étrangers

Le «Lobby» étranger des médicaments montre ses dents. Qui se cache réellement derrière lui ? Qui sont ces laboratoires étrangers qui seraient contre la politique algérienne du médicaments ? Depuis deux à trois années, des tirs croisés de certains laboratoires d’outre-mer dont on se garde d’en citer les noms sont acharnés contre le produit médicamenteux fabriqué en Algérie. Cependant, ces tirs sont devenus acerbes et si angoissants ces deux ou trois derniers. Quels seraient leurs véritables desseins ? Le pays s’est engagé dans une vaste politique d’autosuffisance du marché national de médicaments par l’encouragement de la production locale grâce notamment à la «Stratégie» mise en place par le groupe pharmaceutique, le géant algérien des médicaments «Saidal» et sa gamme extrêmement riche en produits génériques afin de minimiser les perte de devises déduites des importations. Cette embellie de l’industrie pharmaceutique n’a pas été sans déplaire à certaines laboratoires et lobbies de médicaments étrangers se contentant de «naviguer» et de constater à leur dépens leur déroute, cherchant tantôt à dénigrer gratuitement le produit local et tantôt à nuire à son image ainsi qu’à sa qualité pourtant reconnue. Ce qui a fait réagir les autorités algériennes compétentes et le ministère de l’Industrie et de la Production pharmaceutique qui ont démenti la polémique qui s’est enflée récemment autour des médicaments fabriqués localement. En effet, Ali Aoun, le ministre de l’industrie et de la production pharmaceutique, a affirmé, jeudi à Alger, que les médicaments fabriqués en Algérie, notamment les génériques, étaient «de très haute qualité», ce qui explique selon lui cette «campagne acharnée orchestrée par certains laboratoires étrangers». «Nous faisons face à une campagne acharnée orchestrée par certains laboratoires étrangers ciblant les médicaments localement fabriqués, notamment au vu du taux de couverture recrudescent des besoins du marché local des médicaments qui est de 72%», a fait savoir M. Aoun lors d’une plénière consacrée aux questions orales au Conseil de la nation, plaidant pour une «conjugaison de tous les efforts pour contrer cette campagne et permettre au secteur de la production pharmaceutique en Algérie de poursuivre son développement et ses progrès». Partant du constat que le marché du médicament est suffisamment couvert par le produit local, il est devenu logique que le secteur passe à une autre étape qui consiste à une mise en œuvre d’une démarche visant à garantir un produit de qualité et à un prix somme tout accessible aux citoyens au faible pouvoir d’achat. Toute compte fait, le ministre a ajouté dans cette optique que le secteur de la production pharmaceutique s’emploie actuellement à garantir des médicaments de qualité à un prix réduit pour préserver le pouvoir d’achat. Ali Aoun a affirmé que «tous les médicaments fabriqués en Algérie, notamment les génériques, sont des médicaments de très haute qualité à des prix raisonnables». Ce qui justifie, selon ses propos, le recours de certains laboratoires étrangers à lancer une campagne acharnée contre ces produits. Cette campagne, «qui a été lancée il y a deux mois», a également été nourrie par l’affluence des citoyens sur les médicaments produits localement, entraînant ainsi «l’augmentation du chiffre d’affaire des laboratoires locaux contre une baisse de celui des laboratoires étrangers». Répondant à la question du membre du Conseil de la nation, Tahar Ghazil (Front El-Moustakbal) relative « aux mesures prises par le ministère en ce qui concerne la qualité des médicaments fabriqués localement », M. Aoun a expliqué que la commercialisation de tout médicament en Algérie se faisait « après son enregistrement par l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP), étant l’organisme légalement habilité à effectuer le contrôle et l’expertise des médicaments et des produits pharmaceutiques avant leur approbation ». Le ministre a souligné, dans ce sens, que la production de médicaments ne pouvait être assurée que par des établissements pharmaceutiques agréés par les service du ministère, conformément aux bonnes pratiques de fabrication et aux normes internationales en vigueur. M. Aoun a rappelé que l’enregistrement de tout médicament auprès de l’ANPP passe par plusieurs étapes, dont l’évaluation des différentes éléments du dossier pharmaceutique, partant des matières premières jusqu’au produit final, ainsi que l’approbation par le laboratoire de contrôle de la qualité relevant de l’établissement pharmaceutique fabricant. Les étapes d’enregistrement du médicament comprennent également le contrôle de la qualité du produit final sur le site de l’établissement pharmaceutique avec l’élaboration d’un certificat de conformité avant que le comité d’enregistrement des produits pharmaceutiques ne donne son avis sur le dossier d’enregistrement, et enfin l’élaboration de la décision d’enregistrement. « L’Algérie est l’un des pays qui exercent un contrôle strict sur la qualité des médicaments fabriqués localement », en témoignent les procédures et les étapes suivies, a-t-il soutenu. Par conséquent, « il n’est en aucun cas permis de commercialiser des médicaments qui ne répondent pas aux exigences de qualité, d’efficacité et de sécurité », a-t-il ajouté. En ce qui concerne la contrebande de certains médicaments vers certains pays voisins, le ministre a expliqué que « ce phénomène existait depuis un an, mais actuellement, il existe des accords entre l’Algérie et ces pays permettant d’offrir certains médicaments en tant que dons, notamment au Niger ».

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