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Médecine privée à Mostaganem. Les malades maltraités par des secrétaires «médicales» trop zélées

En général, un malade va chez le médecin par nécessité d’apaiser son mal. Ce malade qui souffre déjà, va souffrir davantage, en attendant d’être pris en charge par le généraliste ou par le spécialiste. Par cette analyse, on voudrait mettre de la lumière sur le désordre qui règne au niveau des cabinets médicaux privés, avant l’arrivée du docteur. Un désordre instauré par certaines secrétaires médicales, recrutées sur des critères quelques fois arrangeants. Par défaut d’organisation ou peut-être ce sont les secrétaires qui instaurent des méthodes abracadabrantes, comme le fait de déplacer un malade souffrant à 5h00 du matin pour être ausculté à midi. On se présente souvent devant le cabinet du médecin ou du spécialiste, le matin de bonne heure et ceux qui arrivent les premiers, dressent une liste par ordre d’arrivée pour la présenter à la secrétaire. Cette dernière pour des raisons quelques fois arbitraires, rejette la liste et réinscrit les malades à sa manière, celle qui arrange son petit ”négoce”. Derrière son petit comptoir, elle appelle ceux avec qui elle a fait des arrangements. Si jamais il y des contestations, elle tentera de convaincre en disant que ceux-là ont des rendez-vous. Des comportements curieux mais souvent déconcertants car nul ne peut vérifier, ce qui se trame. Cela échappe même aux médecins. Faire attendre un patient depuis son arrivée à l’aube pour le recevoir à midi, c’est quelque part inhumain. Durant la période cruciale de la pandémie, les demoiselles zélées obligeaient les malades à attendre à l’extérieur même sous le froid et les intempéries. La thérapie pour un malade commence en principe par le mode d’accueil fixé par une organisation rigoureuse. En 2021, à l’ère du numérique et des applications innovantes, on se présente, jusqu’à aujourd’hui, chez un spécialiste avec une liste sur un papier gribouillé… c’est un peu étrange que les responsables de cabinet ne veillent pas à réorganiser l’accueil, dans un souci purement thérapeutique. Mais comme chez nous, il y a des situations tues et silencieusement encaissées par les malades, on continue à laisser faire. Quelques fois, certains malades à qui on a prescrit des analyses médicales qui ont pour but de fixer un diagnostic juste, reviennent avec leurs bulletins d’analyses dans le sillage de la première consultation. Là aussi, ils vont souffrir pour rencontrer le spécialiste au gré de l’humeur de la secrétaire. Le téléphone pour s’informer ou pour une orientation est indice révélateur de l’hostilité dans le comportement de celle qui y répond. C’est là où l’on se rencontre que ces ”secrétaires médicales” n’ont aucune formation pour être dans l’entourage d’un cabinet médical. Aujourd’hui, avec la pandémie, on s’aperçoit mieux du niveau de la gestion de l’espace et des allées et venues des patients et de leurs accompagnateurs souvent sans aucun respect des mesures de protection sanitaires. Ce qui est inconcevable, c’est le manque de formation de ces dernières. Car tous, on se rend compte de l’inadéquation singulière entre médecine et comportement fantoche d’une secrétaire médicale non formée. Le médecin entre et sort, comptabilise ses recettes et revient le lendemain avec le même rythme, celui de ne rien savoir. Tous ces désagréments incommodent les malades dans le silence, car tout se passe dans un vase clos et personne ne se plaint, personne ne revendique le droit d’une prise en charge correcte. Dans le désordre, les secrétaires médicales zélées, mais souvent pas médicales du tout, imposent leur loi. Une telle situation se nomme par son vrai nom ”la maltraitance”.

À propos CHAREF KASSOUS

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