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Mawlid et huasses des prix

L’épidémique hausse des prix ne rate aucu-ne occasion, qu’elle soit nationale, socia-le ou religieuse, afin de se manifester la faux à la main. Les hausses forcenées des prix traduisent bien cet état chaotique de relâchement total. L’on voudrait que le marché se redresse et s’agence par lui-même… alors que c’est totalement faux. Il y aurait une multitude de causes qui empêcheraient que le marché puisse s’organiser par lui-même. Depuis pratiquement le début de 2022 que le déchaînement des hausses de prix avait pris son chemin sans retour. La notion de l’Algérie nouvelle et de la troisième ou la quatrième République, pleine de promesses, n’a pas connue sa mise en pratique dans la réalité des Algériens… La « Issaba » est partie, certes pour de bon. Cependant, les cyniques pratiques de la « Issaba » sont toujours là, fortement attachées à notre quotidien. A vrai dire, rien ne laisserait penser qu’il y ait des changements profonds qui ont été opérés dans le quotidien des Algériens. Pour être plus franc, les hausses des prix n’ont rien à voir avec la fête religieuse du Mawlid. L’on s’interroge sur ces prix qui montent et qui montent dont rien ne laisserait présager une intervention de l’Etat afin de mettre un terme à ce chaos. Devant l’Algérien pauvre, il n’y aurait que deux solutions : accepter avec la plus grande résignation négative, le fait accompli. Ou bien, s’engager sur le chemin risqué de la malhonnêteté et la pratique de l’illicite. Le monde de l’illicite est très diversifié, allant du bénin au plus grave. Le plus grave, comme par exemple être enrôlé et endoctriné dans les rangs d’une mouvance terroriste ou un gang de trafiquants, dans des trucs illicites. Le rôle « constitutionnel » de l’Etat est de veiller au bien-être des citoyens de la République. Ce rôle protecteur de l’Etat devrait notamment, concerner les gens faibles et sans ressources, disons sans défense. Les riches et les hauts fonctionnaires de l’Etat sont capables de se protéger par eux-mêmes, par la force de leurs capacités pécuniaires, ainsi que par le pouvoir de leur influence. Il faudrait que dans les hautes sphères, les locataires de la tour d’ivoire sachent que la situation n’est plus supportable dans les basses sphères, pour une grande frange de la population du pays. Et bien sûr, quand les pouvoirs publics ne se sentant plus préoccupés par la régulation de la situation de leur pays. Dans ce cas-là, les laissés-pour-compte vont tenter de restituer leurs droits et réguler leur situation. Je ne compte rien vous apprendre comment ces derniers vont procéder afin de restituer leurs droits…. L’Histoire regorge de leçons. Il y en a des leçons même pour ceux qui ne veulent pas apprendre.

À propos Abdelkader Benabdellah

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