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Marchés sans normes

Le marché libre et la libre entreprise n’ont, jamais, voulu dire, le désordre économique… Or, ce qui passe chez nous depuis l’avènement de cette libération économique, il y a un peu plus de trente ans, n’est autre qu’un vrai déchainement du désordre. Quand un mandataire au marché de gros des fruits et légumes, généralement un illettré bilingue, prendrait en main le thermomètre des prix, faisant la pluie et le beau temps sur toute une région, sans la moindre intervention des pouvoirs publics, voilà ce qui est à lamenter. Chaque spécialité du monde du commerce serait dirigée directement ou indirectement par un groupuscule maffieux, pas moins nocif qu’un groupuscule terroriste.., et qui tient les rênes d’une telle ou telle activité, manipulant la fourchette des prix et fomentant des pénuries.. Seulement, un groupuscule terroriste est pourchassé partout sur la planète. En revanche, un groupuscule maffieux, formé de spéculateurs et de pénuristes, mène une vie de nabab.. En conclusion: un marché libre appelé ainsi: «libre», parce qu’il est censé favoriser la libre entreprise, la concurrence positive et honnête, la création et l’invention… Toute cette option n’est pas choisie pour se pratiquer dans un climat de désordre, sans règlements ni lois.. Ce sont, au fait, les lois et les règlements qui déterminent et assurent les devoirs et les droits, de chacun de parties formant cette équation ou si je puis dire, cette «chaîne alimentaire». En conséquence, les textes juridiques ne sauraient être efficaces, sans un pouvoir public autoritaire et respectable, sachant imposer les règlements et matant les extravagances. Les mandataires et autres spéculateurs de la sardine ou de la zlabia agissaient de la sorte parce qu’ils n’ont pas trouvé un «Etat fort» qui s’oppose à leurs énormités…c’est un loup ayant trouvé la bergerie sans gardien, que ferait-il selon vous? Je suis absolument persuadé que quand l’Etat sera «rétabli», dans ses devoirs et ses prorogatives constitutionnelles, il n’y aurait jamais de spéculateurs amassant l’argent au détriment du Trésor public et du coup, sur le dos convexe et abattu du consommateur, notamment celui à la petite bourse. Le désordre que nous vivons depuis belle lurette et nous continuerons à le vivre, aussi longtemps que ceux qui sont censés mettre de l’ordre dans cette situation infecte, demeureront des passifs spectateurs comme nous..Tout le monde avait misé sur les slogans de «l’Algérie nouvelle» pour rêver d’une nouvelle République élevée sur le socle de l’?tat de droit et l’Etat fort par ses lois et sa justice…

À propos Abdelkader Benabdellah

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