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Marché automobile en Algérie. Et… qu’en est-il de Renault?

Le sujet de la commercialisation et de la fabrication automobile n’a cessé de faire des vagues en Algérie durant toutes ces dernières années. Tous les débats sont épuisés et n’ont donné aucune solution définitive pour arriver à stabiliser un marché qui n’obéit plus à aucune logique économique, ni même à laisser les consommateurs entrevoir le début d’une régulation qui leur redonnerait crédit, confiance et surtout possibilité d’acquérir un véhicule en toute sérénité. Certes, nous avons droit aujourd’hui à travers tous les médias, à des annonces se voulant rassurantes par leur contenu en informations abondantes, rapportant des arrivages de voitures de toutes marques et de tous horizons, pour certaines sans qu’ils ne disposent de la moindre unité de fabrication tel que l’exige pourtant le cahier des charges, maintes fois remanié mais intransigeant sur ce point. Le cas de Renault est exemplaire, et illustratif de cette incohérence qui caractérise actuellement la gestion de ce dossier dont le traitement n’en finit pas de connaître des tergiversations à répétition. Toutes les conditions sont scrupuleusement remplies par cette entreprise à capitaux nationaux étatiques majoritaires, faut-il le rappeler, mais n’a toujours pas obtenu son agrément, ni pour l’importation de produits en l’état, ni pour les éléments d’assemblage pour son usine implantée sur le territoire national depuis 2014.
Les deux volets production et commercialisation sont bloqués, maintenant des infrastructures coûteuses dans une situation préjudiciable en tous points de vue, aussi bien pour le concessionnaire et ses associés étatiques algériens que pour les agents agréés disséminés sur tout le territoire, employant des centaines, voire des milliers de travailleurs désormais en situation de précarité. Il n’est nul besoin de rappeler que la marque Renault a toujours été leader du marché automobile en Algérie, elle peut compter sur un vaste réseau d’agents agréés sur la quasi-totalité des wilayas du pays, et se trouve être la préférence des consommateurs tant elle est présente depuis des lustres, bien avant que les nouvelles marques ne fassent leur apparition aujourd’hui, et parmi elles certaines ne possèdent aucune unité de montage comme l’exigent les dispositions réglementaires. Cette inadéquation suscite une interrogation sur les raisons qui empêchent actuellement Renault à obtenir son agrément. Et les agents agréés ne savent plus s’il faut continuer à rester sous le logo de cette marque sans activité, et assumer des pertes financières permanentes et de plus en plus lourdes, ou bien mettre fin à cette situation en baissant tout simplement les rideaux, augmentant du coup le coût social qui se traduirait par la perte de postes d’emploi en nombre de grande ampleur.

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