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Manque de lignes et de bus à la cité AADL Ahmed Zabana. Le problème de transport n’est pas encore réglé

Il faut dire que les scènes enregistrées chaque matin au niveau de quelques arrêts ne sont pas reluisantes. En effet, un bon nombre de résidents, ne possédant pas de véhicules, sont dans l’obligation de sortir un peu plus tôt que prévu pour ne pas rater le bus du matin. Il n’est pas sans savoir que cet embarras de taille représente un gros frein pour le développement de la cité, provoquant des problèmes de mobilité, pour un bon nombre de résidents qui empruntent jusqu’à quatre bus pour arriver à leur lieu de travail. Ajouter à cela, le manque de dessertes entraîne aussi un sentiment d’isolement et une « perte de courage ». Pour ceux qui n’ont pas les moyens financiers, c’est la double peine, dira un jeune qui avoue qu’il dépense jusqu’à 100 dinars pour rejoindre son lieu de travail. Ce handicap est décourageant pour les jeunes qui se retrouvent éloignés des lieux d’embauche, avec des transports en commun plus limités et moins accessibles. C’est le cas de ce jeune, qui habite un îlot éloigné des arrêts de bus. La personne en question est sans travail et sans permis, et comme il fait une formation dans la restauration, il est obligé de prendre chaque jour le seul bus disponible, à savoir le «D», pour une formation qui commence à 09h.00. «L’été ça allait, mais en hiver, j’attendais dans le froid», se souvient le jeune qui essaie de passer son permis, et d’ajouter: «J’ai déjà postulé pour des postes d’emploi, mais souvent c’est pour les services de midi et du soir, et sans voiture je ne peux rien faire. J’ai loupé des opportunités à cause du manque de transport. » Les résidents se plaignent de cette situation qui dure depuis la réception de leur appartement. Il faut signaler que 3 lignes sont disponibles, jusqu’à présent sauf que ces dernières ne suffisent pas. Il faut ajouter à ce désagrément le comportement de certains conducteurs qui dictent leur loi, en attendant dans les arrêts jusqu’à ce qu’ils puissent remplir toutes les places disponibles, ce qui engendre des désagréments aux voyageurs. «Ils travaillent quand ils veulent et comme ils le veulent. Ils ne se soucient guère des voyageurs», dira une dame qui est frustrée d’attendre plus d’une demi-heure l’arrivée des bus qui préfèrent rester à Es Sénia pour remplir les places. En somme, la situation devient de plus en plus anarchique, en l’absence d’une autorité qui peut administrer ces transporteurs qui ne donnent pas de tickets aux voyageurs.

À propos Islam Rayan

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