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Malgré l’interdiction de sa vente sur la voie publique. Le pain toujours proposé sur les trottoirs

Il y a comme quelque chose qui ne tourne pas rond au niveau du commerce du pain à Oran, malgré les mises en demeure adressées par les brigades de contrôle du commerce. La vente informelle du pain sur la voie publique, malgré son interdiction, continue de remplir les poches des vendeurs sur les trottoirs et autres bordures d’artères au mépris des lois. Le hic est que ce pain, produit stratégique et essentiel, est parfois soit introuvable le vendredi chez certaines boulangeries, et si ce n’est pas le cas, il est distribué en quantités qui sont loin de répondre aux besoins des consommateurs. Ce n’est pas la peine de chercher ailleurs les raisons de la rareté du pain durant les jours fériés puisqu’il suffit de faire un tour, par endroit, au niveau des certaines artères où il est disponible, de surcroît à des prix défiant l’entendement. A un prix oscillant entre 20 et 30 da la baguette toutes catégories (pain normal, pain amélioré etc), ce qui dépasse de loin les prix pratiqués par les boulangers, le pain est devenu chasse gardée de certains vendeurs qui n’hésitent pas à s’en approvisionner en quantités importantes à partir de certaines boulangeries, ce qui occasionne souvent une insuffisance quantitative de ce produit et des files d’attentes interminables et ennuyeuses des acheteurs au niveau des boulangeries. En dépit des sommations et des interdictions du commerce du pain à l’air libre et sans aucune garantie de sa qualité du point de vue d’hygiène, surtout qu’on est en pleine période de “crise” sanitaire, ce produit “le plus consommé” et paradoxalement le “moins préservé” par le citoyen lambda, en raison de ses quantités significatives qui sont jetées quotidiennement dans les poubelles, les vendeurs illicites tentent tous les moyens afin de s’en alimenter et de le céder, à la fin de journée, à des prix exorbitants, hors de portée pour les bourses au revenu plus ou moins faible. Il n’est pas inutile de rappeler que les pouvoirs publics compétents et les inspecteurs contrôleurs du commerce, forts de l’arsenal de lois en vigueur, opèrent, régulièrement des descentes sur le terrain, verbalisent les vendeurs illicites ou ferment carrément les locaux de boulangeries concernées, reconnues d’infraction pour avoir cédé le pain à ces derniers. Même l’association de protection des consommateurs s’est élevée, maintes fois, pour rappeler les concernés à l’ordre et à respecter les pratiques commerciales loyales.

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