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Malgré l’élargissement de la vaccination dans les espaces publics. Les Algériens se méfient toujours !

Qu’est-ce qui fait reculer le citoyen dès qu’il s’agit de se faire vacciner? Peut-on retarder sa vaccination? Peut-on décaler sa deuxième injection du vaccin? Comment convaincre les retardataires? Et pourquoi tant de défiances? Une réflexion sérieuse s’impose à plus d’un titre. Dans certains pays développés, l’astuce a été d’envoyer un « questionnaire » aux ménages pour savoir pourquoi ils n’ont pas été vaccinés. En Algérie, cette pratique n’aurait pas, semble-t-il, effleuré l’esprit de nos éminents spécialistes. Il est vrai que le « Syndrome » de la précaution est ancré chez tout individu dès lors qu’il s’agit de vacciner ou d’efficacité d’un vaccin. En Algérie, ce syndrome qui a la caractéristique d’une défiance, prend de l’ampleur mais cette défiance se dissipe vite dès qu’on se prête à voyager et qu’on est obligé avoir le fameux passeport sanitaire qui passe par la vaccination contre la Covid. Curieuse manière de se méfier de la vaccination et de la tolérer quand il s’agit de son intérêt personnel ou de son carnet de vaccination de voyage! On rechigne toujours au vaccin. Seulement voilà, pourquoi tant de défiances? Certains labos étrangers se rejettent la balle et multiplient leur « chassé-croisé », les uns cherchant par la polémique à dénigrer mutuellement l’efficacité des vaccins qu’ils misent sur le marché mondial. A cela s’ajoute certainement la cabale médiatique sur les réseaux sociaux de l’œuvre de spécialistes à la solde de certains lobbys pharmaceutiques soumis à une rude concurrence commerciale ou d’individus s’autoproclamant « médecins » voulant dissuader les internautes à se faire vacciner. L’Algérie avait lancé la vaccination anti-Covid le 31 janvier 2021. Le ministère de la Santé misait à cette époque sur un taux prévisionnel de 70% de la population à vacciner à atteindre. Pour les spécialistes, ce taux est encore loin d’être acquis. Raison qui a amené les pouvoirs publics à importer des doses supplémentaires de vaccins de plusieurs labos fabricants pour renforcer la vaccination. Le seul moyen d’endiguer cette crise épidémiologique « est d’accélérer la vaccination »,  avertit le Directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), Faouzi Derrar. Il regrette le fait «s’il n’y a pas adhésion de la population, la donne ira en s’aggravant et le danger planera pour tous et pour longtemps». Et c’est ce qui complique, selon lui, la situation en Algérie d’emblée difficile avec l’apparition de variants rapides, très virulents et de plus en plus résistants aux vaccins. Selon l’Invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, après une période de stabilité en Algérie, on assiste à un nouveau départ de la courbe d’incidence des contaminations qui augure de la détérioration de la situation notamment avec l’apparition des mutants Alpha, Delta, Delta+, Gamma, etc… Il y a une dynamique virale, explique-t-il, qui s’est installée partout dans le monde, bien avant la vaccination ; cette dynamique a généré des virus qui ont des avantages avérés sur la souche mère, la souche de Yuan. «Suite à ces mutations qui ont induit ces variations entamées par la suite, l’OMS a regardé la classification pour focaliser les efforts sur des variants spécifiques qui représentaient un danger pour la planète», dit-il. «A partir de là, nous avons des variants préoccupants sous surveillance et des variants d’intérêt», fait savoir M. Derrar. Les préoccupants, soulignera-t-il, sont les variants qui posent beaucoup de problèmes en terme de transmissibilité, de sévérité et en terme d’échec des tests de diagnostic et d’échec en réponse vaccinale. Et pour éviter le virus Delta, suggère le spécialiste, il faut que la vaccination puisse s’effectuer partout, en même temps et à un niveau très élevé. «Le souci est que l’on ne sait pas à quel niveau il faut vacciner pour stopper la circulation du virus Covid-19», s’interroge l’orateur, ajoutant qu’on ne sait pas si ce niveau de vaccination à atteindre est de 90%, 95% ou 100%, les études sont là et on verra plus tard ce qu’elles vont donner, mais ce que l’on sait actuellement, est que même dans des pays où la vaccination est à 50-60%, il y a apparition d’un variant qui peut, à n’importe quel moment, faire ressurgir l’épidémie de nouveau. A la question de savoir où en est-on actuellement, le DG de l’IPA ne va pas par mille chemins pour espérer mieux. «On a commencé, c’est déjà un acquis», dit-il mais à 03 millions de doses, il laisse entendre un malaise déplorant toutefois le fait que malgré l’élargissement de la vaccination dans les espaces publics et sous les chapiteaux, on constate toujours une réticence de la part des Algériens. Et cela inquiète beaucoup, avise-t-il, tout en affirmant que «la sortie du tunnel passe par une vaccination massive». Preuve en est, la Grande Bretagne, envahie par le virus Delta, a basculé pratiquement dans une grande inquiétude et a même poussé le gouvernement britannique à différer les mesures de confinement de plusieurs semaines, ce qui dénote de la gravité de la situation. Qu’est-ce qui justifie cette résistance à la vaccination? M. Derrar évoque ce malaise des gens quant à une éventuelle dangerosité d’un tel vaccin par rapport à un autre et de s’interroger sur l’après-vaccination. Bref, il réplique par : «L’essentiel est que cette vaccination est là pour sauver des vies». «Chaque jour, on enregistre des morts à travers le monde et cette mortalité ne peut être vaincue, selon l’OMS que par un retour à l’acte préventif primaire qui a aidé à éradiquer des maladies par la vaccination», a-t-il rappelé et de conseiller d’aller vers des campagnes de sensibilisation «agressives» partout : dans les usines, dans les écoles, les universités, les administrations, etc…

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