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Macron évoque la mémoire!

Un haut responsable doit savoir mesurer ses propos sur n’importe quel sujet. Chez nous, des ministres ne savent pas communiquer et ne savent même pas s’excuser. S’excuser est aussi une manière de communication. Et pourtant, il était clair que la déclaration du ministre Djaaboub devant le Senat a qualifié la France de pays «ennemi traditionnel et éternel» de l’Algérie alors que le sujet s’articulait autour du déficit de la Caisse Nationale de Retraite. Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune a considéré que ces propos n’ont pas de raison de conduire à un rappel de l’ambassadeur de France en Algérie. Paris a réagi plusieurs fois en déplorant les critiques et menaces du Gouvernement algérien à l’encontre de son ambassadeur qui ne reflètent pas, selon elle, la « qualité » des relations bilatérales entre les deux pays. A aucun moment, il n’y a eu un «rectificatif» ou même une mise au point visant à calmer les esprits et détendre l’atmosphère diplomatique. Et voilà que le président français a réagi à la déclaration du ministre de travail. Dans un entretien accordé au journal Le Figaro et repris par l’agence AFP, Macron a réagi aux propos du ministre Djaaboub, qu’il a qualifiés d’«inacceptables». Selon la même source, le président français a pointé «quelques résistances» en Algérie aux efforts de réconciliation des mémoires entre les deux peuples et pays. Le président français a fait part d’une volonté de réconciliation des mémoires entre Français et Algériens «très largement partagée», mais qui fait face à «quelques résistances» en Algérie, a-t-il estimé. «Je crois au contraire que cette volonté est très largement partagée, notamment par le président Tebboune. Il est vrai qu’il doit compter avec quelques résistances…», a déclaré Emmanuel Macron. «Je ne suis ni dans la repentance ni dans le déni. Je crois dans une politique de la reconnaissance qui rend notre nation plus forte», a-t-il dit. «Derrière le sujet franco-algérien, il y a un sujet franco-français (…) la mémoire fracturée, c’est celle des pieds noirs, celle les harkis, celle des appelés de contingent, celle des militaires français, celle des algériens venus ensuite en France, celle des enfants de cette migration, celle des binationaux (…), je crois dans une politique de la reconnaissance qui rend notre nation plus forte», a-t-il ajouté. Le dossier de la mémoire dérange beaucoup certains milieux français notamment néocoloniaux. Alger ne tardera pas réagir et mettre les points sur les « i » et aussi apaiser la tension. Les déclarations de Macron ne vont rien changer dans les relations bilatérales car le travail de mémoire est un travail qui s’inscrit dans le temps. Les hauts responsables doivent apprendre à s’éloigner du «populisme» et être «pragmatiques» dans leur déclaration.

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