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Lutte contre la pandémie du Coronavirus. Ce que l’Algérie prévoit pour la vaccination

Le vaccin est- il l’unique traitement qui permet aux algériens de se prémunir contre le Covid -19 ? Forcément “non”. Le “Spoutnik V” est certes le 1er vaccin anti-Covid opté par l’Algérie mais il sera très probablement rejoint en février par les premières doses de vaccin anglo-suédois de manière à répondre à d’éventuels besoins supplémentaires de la vaccination de la population algérienne. Entre les annonces d’arrivage des doses de vaccins anti Covid et l’attente des Algériens de l’entrée “officielle” du début de la vaccination, c’est la course contre la montre. Ce vaccin salvateur contre le Coronavirus, vers lequel court toujours la population, sera disponible. Tout porte à croire que c’est avec le vaccin russe que l’entame de la vaccination sera effectuée. Au cas où la quantité déjà commandée de ce vaccin s’avère insuffisante, le recours à d’autres vaccins devient alors envisageable. Par précaution, le ministère de la santé voudrait, peut-être, selon les spécialistes, prendre les devants au cas où la quantité de vaccin “russe” commandée serait loin de satisfaire la demande dans la mesure où, même les vaccins chinois se mettent aujourd’hui à la course. La prudence du ministère de tutelle s’explique par le fait que peu de pays ont entamé cette vaccination anti Covid. Trois laboratoires sont pour l’instant dans le viseur du ministère de la santé, selon les annonces officielles. Mais ce qui importe pour les Algériens, c’est le coup d’envoi de la vaccination annoncée, rappelons-le, pour “dès janvier” comme l’avait attesté le président de la République. En tous les cas, une chose reste certaine, les premières doses du vaccin anglo-suédois, Oxford-Astra Zeneca, arriveront en Algérie en Février prochain, a affirmé mercredi à Alger, le Pr Ryad Mahyaoui, membre du Comité scientifique chargé du suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus. Le Docteur assure que « peu de pays ont entamé la vaccination de leurs populations ». « Il existe trois (03) laboratoires positionnés pour l’Algérie, les vaccins russe, chinois et en dernier l’anglo-suédois Oxford-Astra Zeneca. La totalité de la commande n’est pas connue, mais cela se saura au fur et à mesure de l’acquisition des vaccins. Cela étant et selon les prévisions, les premières doses du vaccin anglo-suédois devront arriver en février prochain », a déclaré le Pr Mahyaoui, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. S’agissant du 1er vaccin pour lequel l’Algérie a opté, le russe Spoutnik V en l’occurrence, l’hôte de la radio, a déclaré « espérer la réception des 500.000 premières doses commandées par l’Algérie, d’ici la fin du mois en cours ». « Si cette quantité est insuffisante, dans un premier temps, le coup d’envoi de la campagne de vaccination sera un soulagement pour la population », a-t-il considéré, avant de défendre les caractéristiques de sécurité et d’efficacité de ce vaccin, pour l’heure commandé par 52 pays. Rappelant que « le reste des doses de ce vaccin arrivera progressivement », le spécialiste a tenu à souligner qu' »aucun laboratoire ne peut assurer, à lui seul, la vaccination de toute une population », soutenant également que « peu de pays ont, à ce jour, entamé la vaccination de leurs populations ». Tout en rappelant que l’objectif des autorités est d' »assurer une couverture vaccinale de 70 % de la population algérienne pour garantir l’immunité collective », le spécialiste a précisé que l’Algérie aura, par conséquent, besoin « de 40 millions de doses, sachant que chaque personne sera vaccinée à raison de deux doses, totalement différentes mais dont le vaccin est obligatoirement issu du même laboratoire ». Et de rappeler la réception supplémentaire, ultérieurement, d’une quantité de 8 millions de doses via le dispositif Covax, mis en place par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et prévoyant une vaccination équitable à hauteur de 20 % des populations respectives des 190 pays y figurant. Abordant les aspects logistique et organisationnel de la campagne de vaccination, le Pr Mahyaoui a assuré que le pays « est en avance sur plusieurs paramètres et qu’il met à jour ses informations en fonction des expériences menées par d’autres pays et des contraintes auxquelles ils sont confrontés lors de leurs campagnes de vaccination ». Tout en rappelant que cette opération « durera au minimum une année », il s’est félicité de l’entame, durant la semaine en cours, de la formation des formateurs, insistant sur l’importance de la ressource humaine pour réussir la future campagne de vaccination pour laquelle, a-t-il indiqué, il sera  » prévu une plateforme numérique pour la prise de rendez-vous ». Outre « les moyens de conservation et d’acheminement déjà assurés », le spécialiste rappelle que « tous les secteurs impliqués ont contribué, chacun le concernant, pour le succès de la vaccination ». Il réitère le dégagement d’une enveloppe maximale de 20 milliards de DA pour cette dernière. L’intervenant a insisté sur le fait que « l’on ne pourra pas arrêter la pandémie uniquement avec le vaccin ». Il recommande de ce fait « le maintien du respect des gestes-barrières et autres mesures préventives », dans la mesure où, met-il en garde, « la menace est bien réelle avec le nouveau variant du virus et qu’il faudra apprendre avec celui-ci ». Interrogé, enfin, sur le partage annoncé du vaccin prochainement acquis par l’Algérie avec la Tunisie, le membre du Comité ad hoc a estimé que cette décision relevait de l’action « diplomatique », avant de souligner « la générosité dont fait preuve notre pays à l’égard de ses voisins frères ».

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