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Saisie d'une quantité de drogue par les services de la gendarmerie nationale.

Lutte contre la drogue. Pour une approche stratégique appropriée

Les affaires et les procès liés à la drogue et à la toxicomanie sont entassés devant cette juridiction pour y être jugés en dépit du forcing des acteurs activant dans cette sphère, et surtout des mesures sévères et arsenal juridique mis en place devant le laxisme de certaines associations et société civile pour venir à bout de ce phénomène qui ravage nos mœurs et nuit dramatiquement à notre potentiel juvénile. La nouvelle loi 05-23 portant sur la prévention contre la drogue et les psychotropes et la répression de leur utilisation et commerce illégaux, a octroyé plus de prérogatives à l’Office nationale de lutte contre la drogue et la toxicomanie. Or et dans ce contexte, le législateur algérien a également insisté dans la confection et la promulgation de la nouvelle loi sur les sanctions qui sont prévues contre les fonctionnaires publics qui commettent ces délits ou participent à les faciliter, en raison de la profession qu’ils exercent. Cependant, cette nouvelle loi 05-23 a « renforcé l’ancienne loi 18-04 et a accordé au magistrat la prérogative d’ordonner l’orientation du toxicomane vers un traitement, lorsque l’expertise prouve son état de dépendance ». Le législateur a également chargé l’Office chargé de la lutte contre la drogue de coordonner avec les différents secteurs ministériels, la société civile et toutes les parties prenantes, et d’analyser les indicateurs liés aux stupéfiants et aux psychotropes afin d’aider les pouvoirs publics à prendre les décisions appropriées, ainsi que d’élaborer des plans directeurs dans le domaine de la lutte contre l’usage et le commerce illicites des stupéfiants et des psychotropes, a ajouté le même responsable. L’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie a également été chargé de « développer des lignes directrices pour identifier les catégories de personnes les plus exposées aux drogues et aux substances psychotropes, selon nos sources. Il y’a lieu de retenir, selon certains responsables que le législateur algérien a également veillé, à travers cette nouvelle loi, à « inclure un classement national des drogues et psychotropes, créer au niveau du ministère de la Santé un index national électronique des ordonnances médicales concernant les stupéfiants et les psychotropes, qui sera mis à la disposition des services de la justice, de la police judiciaire, des praticiens de la santé, des services de la prévention au ministre de la Santé, en obligeant les pharmaciens d’alerter les services de la santé territorialement compétents pour chaque ordonnance qui ne répond pas aux conditions fixées par la loi ». Pour les hommes de loi après la promulgation de la loi 18-04 relative à la prévention des stupéfiants et des psychotropes, il était « nécessaire de reconsidérer les textes, en les révisant et en prenant davantage en charge les changements et les lacunes qui ont résulté de sa mise en œuvre ». Néanmoins, les pouvoirs publics se sont empressés de promulguer la loi 05-23 du 7 mai 2023 afin de renforcer les dispositions de prévention et adopter une approche stratégique nationale pour prévenir ce fléau, tout en confiant cette mission à l’Office et en lui donnant de nouvelles prérogatives(…) les textes introduits par le législateur dans cette loi visent à contrôler et prévenir les mécanismes de lutte contre le phénomène de la drogue dans toutes ses dimensions nationales et internationales », mettant l’accent sur l’importance du rôle des médias, spécifié dans cette loi, en ce qui concerne l’aspect préventif, en plus de toutes les dispositions liées à la politique pénale élaborée par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, des mesures thérapeutiques et autres procédures pour les mineurs. Par ailleurs Noureddine Benbraham, président de l’ONSC et lors des dernières Assises tenues au Palais des Nations à Alger, a exhorté les présents et participants à la mobilisation sociale, avec la participation de la société civile et des faiseurs d’opinion locaux et nationaux pour être vigilants et lutter contre ce fléau. Par ailleurs, la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) avait annoncé pour rappel l’arrestation de 34 narcotrafiquants présumés, dont 8 ressortissants étrangers et la saisie de près de 700.000 capsules de psychotropes, 364 kg de cannabis traité et 2,7 kg de cocaïne et héroïne, suite à de nombreuses opérations de haute qualité contre les barons et trafiquants de drogue effectuées au cours de la semaine passée ». Il s’agit, selon le communiqué de la DGSN d’une grosse prise des capsules de psychotropes, estimée à 667.000 substances chimiques ainsi que plus de trois quintaux de kif traité marocain et 2,7 kg de drogue dure (1,5 kg de cocaïne et 1,2 kg d’héroïne), outre la récupération de 70.000 paquets de cigarettes, 2608 smartphones et 10 véhicules utilisés dans le transport des marchandises illégales issues de la contrebande.

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