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Lutte anti-corruption.150 commissions rogatoires en cours

Quiconque détient des informations dans ce sens est invité à s’adresser aux organes de presse », a-t-il ajouté. Cependant l’instruction présidentielle communiquée à qui de droit de ne plus tenir compte des lettres de dénonciation anonymes dans les poursuites judiciaires, le Chef de l’Etat a estimé qu’il s’agit là d’une arme à double tranchant. La lutte anti-corruption semble se heurter à plusieurs paramètres puisque plusieurs dossiers impliquant des responsables dans des affaires de corruption n’ont pas encore été ouverts par la justice algérienne. Selon la version officielle, les magistrats et procureurs de la République seraient dans l’expectative devant cette avalanche de dossiers de corruption, croit-on savoir au niveau du tribunal de Cheraga. Le premier magistrat du pays avait instruit pour rappel les détenteurs d’affaires de corruption de les soumettre à la presse. Néanmoins, des procès sont ouverts au niveau de plusieurs juridictions pour juger sévèrement des journalistes qui, dans leurs publications ont dénoncé les malversations, détournements de deniers publics, blanchiment d’argent, abus de pouvoir entres autres. Pour le président Tebboun, la consolidation de l’arsenal juridique de lutte contre la corruption s’accompagne d’un engagement de protection des responsables intègres, précisant que cette entreprise « sera confortée par un dispositif juridique spécial ». Certaines robes noires ont, selon nos précédentes éditions, dénoncé le procédé de comparution immédiate et son utilisation excessive par certains juges, surtout au niveau du tribunal de Cheraga devant l’impossibilité de la défense de plaider la cause de ses clients. En effet, une batterie de chantiers sont ouverts concernant la révision de certaines règles qui régissent la comparution immédiate pour la rendre plus efficace, les règles qui régissent le tribunal criminel afin de le rendre moins coûteux et plus efficace, ainsi que celles relatives à l’organisation judiciaire, dans l’ordre ordinaire ou l’ordre administratif ainsi que la classification des juridictions, a annoncé en grandes pompes le DG de l’école de la magistrature suprême. A cet effet, on vient de rendre officielle l’existence de quelque 150 commissions rogatoires internationales dans le cadre de la lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux, a annoncé, hier, sur les ondes de la radio, le directeur général de l’Ecole supérieure de la magistrature. «Nous avons actuellement quelque 150 commissions rogatoires en matière de lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux qui sont en cours», a révélé Abdelkrim Djadi, lors de son passage dans l’émission «l’invité de la rédaction» de la Chaîne 3 de la Radio nationale, sans pour autant citer les pays concernés. Néanmoins, lors de la présentation du bilan du pôle pénal économique et financier, il a été fait mention de 53 commissions rogatoires internationales adressées aux autorités judiciaires, notamment de la Suisse, la France, l’Espagne, l’Italie, le Luxembourg, le Panama, la Grande-Bretagne. Il a abondé dans le même sens que le président Tebboun qui avait donné des instructions écrites pour les conforter par un dispositif juridique spécial, avait-il affirmé après avoir prôné « l’efficience et l’obligation de résultat comme règles pour atteindre les objectifs tracés »

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