Accueil » CHRONIQUE » L’OPEP «trahi»…

L’OPEP «trahi»…

Le prix du panier de l’OPEP composé de treize bruts s’est établi à 82,07 dollars le baril mardi, contre 81,29 dollars le vendredi précédent, selon les calculs du Secrétariat de l’OPEP. L’OPEP+ a adopté une forte baisse de production de 2 millions de barils par jour, qui est toujours en vigueur au premier semestre de cette année. Il semble que certains membres ont dérogé à cette règle. La production de pétrole brut des pays de l’OPEP a augmenté en décembre, montre une enquête de Reuters publiée mercredi, bien que le cartel se soit entendu avec ses alliés de l’OPEP+, en particulier la Russie, pour réduire sa production afin de soutenir les prix. L’enquête se base sur des données maritimes fournies par des sources extérieures, les données de Refinitiv Eikon, les sites de suivi des navires pétroliers et des informations au sein des entreprises du secteur et de l’OPEP. L’OPEP a extrait 29 millions de barils par jour (bpj) le mois dernier, soit 120.000 bpj de plus qu’en novembre, selon l’enquête Reuters. Une augmentation «insignifiante» mais qui va obliger le Cartel de réagir. Selon Reuters, cette augmentation s’explique, en partie, par une relance de la production au Nigeria qui est passée en un mois de 1,18 à 1,35 million de bpj, alors que le pays était confronté depuis des mois à des vols de brut et des problèmes d’insécurité. L’OPEP agit dans le sens de «valoriser» le prix en baissant sa production. En dehors du Nigeria, qui se fixe désormais un objectif de 1,6 million de bpj au premier trimestre, et dans une moindre mesure de l’Angola, qui ont augmenté leur production, certains pays comme le Koweït et les Emirats arabes unis ont maintenu la leur, tandis que l’Arabie saoudite et l’Irak l’ont légèrement réduite. Des trois pays exemptés des baisses de production à savoir l’Iran, la Libye et le Venezuela, seul le producteur sud-américain semble avoir réduit ses exportations, selon Reuters. Les cours du pétrole ont rebondi jeudi après deux séances difficiles, stimulés par des achats d’opportunité et l’arrêt d’un oléoduc dans l’Est des États-Unis, même si les opérateurs restent pessimistes quant à la demande d’or noir. «Ce n’est qu’un rebond technique, après les pertes des premiers jours de l’année», a commenté à l’AFP Andrew Lebow, de Commodity Research Group. Pour l’analyste, les cours ont aussi profité de l’arrêt d’un oléoduc opéré par la compagnie Colonial Pipeline et qui assure le transport de produits raffinés de Greensboro (Caroline du Nord) à Linden (New Jersey). Le marché a fait relativement peu de cas du rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), avec des chiffres qui «partaient un peu dans tous les sens», selon Robert Yawger, de Mizuho. «Les prix du pétrole brut devraient rebondir après l’un des pires débuts d’année», estime à l’AFP Edward Moya, analyste chez Oanda. Les deux références mondiales de l’or noir ont en effet perdu plus de 7% depuis début 2023. «Les investisseurs ont pu penser que les pertes précédentes avaient été un peu exagérées», affirment les analystes d’Energi Danmark. Le marché du pétrole restera instable et les prix vont augmenter comme chuter, jusqu’à ce qu’il soit mis fin à cette guerre en Ukraine. Notre pays devra en profiter pour relancer son économie.

À propos B.nadir

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

De gros moyens contre les feux de forêts

Les dégâts causés par les ...

OPEP, réunion décisive en juin

L’OPEP approche un moment décisif ...

Cancer, tout pour un diagnostic précoce

En Algérie, environ 55 000 ...

Netanyahu isolé, la victoire de la Palestine!

Lundi, le procureur de la ...

L’Emir Abdelkader revient cette semaine!

Les historiens de la Commission ...