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L’OPEP-G7, l’autre guerre! 

L’OPEP+ a décidé, ce dimanche, de ne pas modifier son objectif de production, alors que les marchés pétroliers peinent à mesurer les conséquences du ralentissement de l’économie chinoise et du plafonnement du prix du pétrole russe impulsé par le G7. Une décision qui était attendue par tous les spécialistes. Le ministre de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, a, au terme des discussions, souligné: «Nous avons décidé de poursuivre nos efforts communs au sein de l’OPEP+ pour assurer la stabilité et l’équilibre du marché pétrolier international, conformément à l’accord que nous avons conclu le 05 octobre dernier à Vienne. Nous restons extrêmement vigilants à l’évolution des fondamentaux du marché pétrolier international». La vigilance est de mise au sein du cartel qui craint une chute du prix du baril face aux manœuvres des occidentaux. Le climat est particulièrement troublé: la Russie est vent debout contre le plafonnement du prix de son pétrole que l’Union européenne, le G7 et l’Australie ont prévu de mettre en place lundi «ou très peu de temps après», rapporte l’AFP. C’est aussi ce jour-là que débute l’embargo de l’Union européenne sur le brut russe acheminé par voie maritime, qui va supprimer les deux tiers de ses achats à Moscou. Les analystes de DNB Markets, groupe norvégien, évoquent à l’AFP «une grande incertitude»: le cours du baril de brut de l’Oural évolue actuellement autour de 65 dollars, soit à peine plus que le plafond de 60 dollars, impliquant un effet limité à court terme. Mais le Kremlin a prévenu qu’il ne livrerait plus de pétrole aux pays qui adopteraient ce mécanisme. «Il faut que la Russie garde un intérêt à vendre son pétrole», au risque sinon de réduire l’offre mondiale et de provoquer une envolée des cours, explique un responsable européen qui ne croit pas aux menaces du Kremlin de cesser ses livraisons aux pays respectant le plafonnement, relaye «Le Nouvel Observateur». Selon lui, la Russie restera soucieuse de maintenir l’état de ses infrastructures (qui s’endommageraient en cas d’arrêt de production) et de garder la confiance de ses clients dont la Chine et l’Inde. Le vice-premier ministre russe, Alexander Novak, a indiqué:  «Nous vendrons du pétrole et des produits pétroliers uniquement aux pays qui travailleront avec nous dans les conditions du marché, même si nous devions réduire un peu la production». Déjà, les prix du pétrole ont augmenté lundi, coïncidant avec la date d’entrée en vigueur d’une interdiction européenne d’importation de pétrole brut russe par voie maritime. George Lyon, vice-président senior du cabinet de conseil en énergie Rystad Energy, a déclaré à l’émission Today de la BBC que les prix du pétrole pourraient augmenter en conséquence. «La Russie a été très claire sur le fait qu’elle ne vendra pas de brut (de pétrole) à qui que ce soit avec un plafond de prix», a-t-il ajouté.

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