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Logiciel espion. «Pegasus va devenir encore plus difficile à trouver sur les téléphones»

NSO Group, qui produit un logiciel espion controversé ayant servi à surveiller nombre de journalistes et de militants des droits de la personne, continue de raffiner son fonctionnement pour assurer son efficacité et rendre sa détection plus compliquée. Le Citizen Lab de Toronto, un centre de recherche spécialisé qui documente depuis des années les activités de la firme israélienne, dit avoir détecté trois nouvelles méthodes utilisées en 2022 par Pegasus pour «infecter» des téléphones portables et rendre leur contenu accessible aux opérateurs du système. Ces méthodes permettent d’installer le logiciel espion à distance sans aucune intervention du propriétaire de l’appareil, qui n’a généralement aucune idée de l’opération en cours.
Les concepteurs de NSO Group tentent par ailleurs «agressivement» de faire disparaître les données internes pouvant témoigner de l’infection des téléphones ciblés, relève en entrevue l’un des chercheurs responsables du rapport, John Scott-Railton. «Pegasus va devenir encore plus difficile à trouver sur les téléphones, ce qui devrait représenter un sujet inquiétant pour tous les gouvernements» préoccupés par les risques d’abus, ajoute-t-il. Le Citizen Lab a détecté les nouvelles méthodes d’infection relevées en travaillant en collaboration avec un centre spécialisé mexicain. Deux membres haut placés d’un centre de défense des droits de la personne du pays ont notamment vu leurs appareils infectés l’année dernière.
Ils ont été ciblés alors qu’ils travaillaient sur des exactions imputées à l’armée mexicaine, qui est mise en cause notamment dans la «disparition» en 2015 d’un groupe d’une quarantaine d’étudiants. L’un des militants, Jorge Santiago Aguirre Espinosa, qui dirige le centre mexicain, avait déjà été ciblé en 2017 avec le logiciel espion. Sans tirer de conclusion définitive, le Citizen Lab relève que les activités des militants touchés et les preuves du rôle de l’armée dans des tentatives passées d’espionnage avec Pegasus suggèrent que l’État mexicain a joué un rôle dans les nouveaux cas recensés. M. Scott-Railton relève que le centre de recherche a découvert pratiquement chaque année depuis 2016 de nouveaux cas d’infection dans le pays. Le président mexicain, Andrés Manuel López Obrador, avait assuré en prenant le pouvoir en 2018 que « ce type de pratique allait s’arrêter, mais ce [que le centre de recherche] a trouvé démontre que l’utilisation abusive de Pegasus continue», note le chercheur.

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