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Logement: A quand le bout du tunnel ?

Des mégaprojets partout pullulent avec des chantiers de BTP, à longueur d’année et sur chaque coin du territoire national. Toute cette ferveur visait à surmonter une crise du logement qui se rallume, qui s’accroît, comme si rien n’a été fait à cet effet. La croissance géométrique de la population algérienne a fait en sorte que la demande nationale en logement a, également, pris une proportion géométrique, dont il s’est avéré qu’on ne pourrait maîtriser son «déferlement» par l’unique moyen de construire à satiété. Il y aurait un second facteur, celui de «l’inégalité» dans la distribution des logements. Par la même occasion, le nombre de logements fermés et inoccupés ne fait, toutefois, que s’accroître au fil du temps. Le «trabendo» du logement existe aussi. Il y a des gens qui ont la capacité d’acquérir des logements de façon illégale, moyennant népotisme et corruption. Des élus locaux seraient également impliqués dans ce business du logement, se basant sur l’abus de pouvoir et le trafic d’influence. Donc, la persévérance de la crise n’est pas un produit du hasard. Elle serait le produit conséquentiel d’un enchevêtrement de facteurs bien connus. L’actuel mandat inauguré, il y a deux ans de ça, avait, rappelle-t-on, mis l’accent sur les zones d’ombre. Un terme nouvellement créé afin de désigner les bidonvilles ou les quartiers déshérités en taudis. La plupart de ces derniers n’ont pas encore quitté les zones d’ombre. Pourtant, l’actuel président de la république est un bon connaisseur de ce dossier, puisqu’il était pendant une longue période à la tête de ce département ministériel. Après toute cette critique acerbe, je pourrais dire que les mégaprojets de BTP auraient impacté de façon positive les prix et le marché du foncier national. Des appartements, bien situés, des villas autrefois réclamant des milliards, ne sont liquidés qu’à la moitié de leur prix d’il y a trois ou quatre ans. A l’instar de tous les secteurs vitaux de la république, le secteur du BTP possède lui aussi ses gangs et ses réseaux de l’informel tirant des profits énormes de ce business, évidemment, avec la complicité des élus locaux et de l’administration de proximité. A l’instar des autres secteurs, le BTP a longuement profité de l’absence de l’Etat qui aurait déserté les parages pour laisser libre court aux casseurs, aux trabendistes sans scrupules. Voilà, pourquoi dans le domaine du logement, le bout du tunnel reste toujours imperceptible.

À propos Abdelkader Benabdellah

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