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L’œuf, un vrai casse-tête

Les prix des œufs en Algérie ont connu une hausse significative, ce qui soulève des questions, compte tenu de la baisse continue du pouvoir d’achat des Algériens. Le prix unitaire des œufs est passé de 22 à 25 DA en quelques jours, rendant cet aliment plus coûteux pour de nombreuses personnes. Cette augmentation a également eu un impact sur le prix du plateau d’œufs, qui est maintenant entre 600 et 650 DA, comparé à environ 370 DA précédemment. Moumen Kali, président du Conseil national de la filière avicole, blâme la cupidité des intermédiaires et des commerçants. Il a déclaré à l’Algérie d’Aujourd’hui: «À notre niveau, le plateau est commercialisé à 450 DA». Selon lui, ce sont les éleveurs qui subissent les pertes les plus importantes dans cette affaire, ne réalisant qu’une marge bénéficiaire d’environ 20 DA par plateau vendu. Plusieurs éléments contribuent à cette situation. La hausse des coûts des matières premières telles que le maïs et le soja, essentielles pour l’alimentation des poules, est l’une des raisons évoquées par Moumen Kali. De plus, la production d’œufs et de poulets destinés à la consommation a été réduite, en raison de l’impact de maladies infectieuses sur les cheptels. Selon les explications fournies par El-Hadi Tabhiret, secrétaire général du Conseil national interprofessionnel de la filière avicole, au «Soir d’Algérie», la vague de chaleur intense qui a frappé le pays, a entraîné une diminution significative du nombre de mises en place d’œufs et perturbant l’approvisionnement du marché. Tabhiret a souligné que bien que des mises en place d’œufs soient actuellement en cours, leur volume demeure insuffisant pour répondre à la demande. En outre, le secrétaire général du CNIFA souligne que la réduction des importations de poulets «reprochairs» joue un rôle dans cette situation. Ces importations sont cruciales pour la chaîne de production des poussins d’un jour, nécessaires pour les phases d’élevage ultérieures. L’Algérie avait traditionnellement importé environ 05 millions de poulets «reprochairs» pour répondre à la demande nationale, mais ce nombre a sensiblement baissé récemment. La production locale de poulets «reprochairs» ne peut couvrir que 30 à 40% des besoins nationaux, laissant un écart significatif à combler. Cette pénurie a entraîné une réduction de la production de poussins et, par conséquent, une diminution de l’offre en œufs sur le marché. Selon lui, cette situation pourrait persister pendant cinq à six mois, jusqu’à ce qu’une nouvelle production d’œufs puisse être établie. Le ministère de l’Agriculture n’a pas encore réagi à cette hausse des prix des œufs. Il ne tardera pas à réagir pour rassurer les éleveurs et proposer une sortie de crise.

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