Accueil » CHRONIQUE » L’investissement et le politiquement incorrect

L’investissement et le politiquement incorrect

Ce n’est pas forcement, quand l’économiquement correct va, le politiquement incorrect va de facto avec lui… Chaque secteur pourrait avoir ses priorités et ses nécessités qui diffèrent de l’autre. Nous savons tous et de là, depuis belle lurette, que quand la politique se mêlerait-t-elle par exemple- à l’histoire, au sport, à la justice, à la religion, à l’art et à la culture, tout serait empoisonné à cause du microbe de la politique. Si l’on laissait l’économie travailler sans être mêlée aux calculs lucifériens de la politique, des politiciens et de leurs bobards, nous irions constater, sans tarder, comment la machine économique va, telle une horloge, tout droit vers ses buts. Le hic, c’est qu’il est absolument, impossible que l’on puisse séparer le bon grain économique de l’ivraie politique. Ainsi, nous constatons que ce soit, ici en Algérie ou ailleurs, que pas mal de projets et de programmes économiques qui allaient impacter positivement le niveau de vie des citoyens, ont été bousillés ou déroutés, à la dernière minute, pour la simple raison que les «préoccupations» politiques de messieurs les politicards, ces perspicaces visionnaires qui voyaient les choses autrement… D’habitude et par endoctrinement, on nous a appris que le politicien est un être infaillible. Et, même quand il prend congé, suite à une carrière pleine de gaffes et de maladresses morbides, il savait que personne ne va lui exiger des comptes. Il se retire loin des projecteurs, savourant une bonne retraite, en se convertissant en donneur de leçons et en critiquant ses successeurs. C’est la raison pour laquelle nous avons assez dit et redit qu’il fallait éloigner certains secteurs de l’emprise des gens de la politique, tels le sport, l’éducation, la religion et évidemment le secteur de l’économie nationale. Malheureusement, la politique est comme l’ombre, elle est tout le temps à tes côtés. Elle te suit là où tu vas… L’on va, ainsi tenter une réconciliation entre la politique et l’économie dont chacun appréhende les choses à sa manière. Il n’y a pas une autre issue que d’instaurer un Etat de droit, pluraliste, doté d’une panoplie d’Institutions démocratiques fortes… Un Etat soutenu par la force des lois avec une démocratie participative, chapeautée par des Institutions réelles et pas un meublage trompe-l’œil… Généralement, c’est dans les Républiques bananières, les Etats fantoches et dans les dictatures les plus dures, que les calculs politiques fussent ils nuisibles, qui l’emportent dans la plupart des cas sur l’économique. Cette dernière devient, elle, un simple outil comme d’autres au service des gens du sérail.

À propos Abdelkader Benabdellah

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

La Médiature de la République contre la bureaucratie

Elle intervient, surtout dans les ...

Disponibilité de l’eau: le défi du futur

« La vive concurrence autour ...

Les jeunes sous l’emprise des psychotropes

Les jeunes sous l’emprise des ...

Des codes QR sur les diplômes universitaires

Avant de lancer dans ce ...

Diplomatie: L’Algérie reprend sa place

Après une nuit diplomatique terne, ...