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L’inflation qui fait peur !

Le taux d’inflation moyen annuel en Algérie a atteint 3,9 % à fin mai dernier, a-t-on ap-pris dimanche auprès de l’ONS. Ce taux est calculé sur la base de l’évolution de l’indice des prix à la consommation sur la période allant du mois de juin 2020 à mai 2021 par rapport à celle allant de juin 2019 à mai 2020. En termes d’évolution mensuelle et par catégorie de produits, les prix des biens alimentaires ont affiché une baisse de -0,7%, induite particulièrement par l’évolution baissière des prix des produits agricoles frais (-2,1%), et ce, suite au fléchissement des prix d’un grand nombre de produits relevant de cette catégorie, notamment la viande de poulet (-7,3%), les légumes (-14%) et les oeufs (-5,2%). D’autres produits de la même catégorie, ont par contre, enregistré des hausses. Il s’agit essentiellement des fruits frais avec (+3%) et de la pomme de terre avec (+35%), a relevé l’office. Durant l’année dernière et par rapport à l’année d’avant, les prix des biens alimentaires ont augmenté de 0,2%, les biens manufacturés de 5,3% et enfin les services de 1,6%. Une inflation qui est due à la crise pandémique et à la chute de la valeur du Dinar. Cette inflation est devenue un fardeau pour le citoyen qui n’en peut plus avec cette cherté de la vie et la hausse des prix qui a presque touché tous les produits de large consommation. La planche à billets risque de jouer à l’avenir un mauvais tour à l’économie nationale. « Pas moins de 2200 milliards de dinars seront imprimés cette année, ce qui portera à environ 8000 milliards de dinars, le total de l’argent émis sans contrepartie productive. L’écrasante majorité de ce nouveau tirage sera engloutie comme annoncé lors du dernier conseil des ministres, dans l’assainissement financier des entreprises publiques déficitaires, le rachat d’environ 500 milliards de dinars de créances détenues par les banques publiques, au paiement des retards de salaires des travailleurs du secteur public et à la rémunération régulière de millions de fonctionnaires de l’Etat, déjà gagnés par l’inquiétude », mentionne l’économiste Nordine Grim au journal « Algérie Eco ». « La grosse crainte est que cette gigantesque manne financière sorties des entrailles de l’imprimerie de la Banque d’Algérie, provoque une inflation à deux chiffres du fait que cet argent ne sera pas investie dans des activités sensées apporter la contrepartie productive à cette forte création de monnaie », précise-t-il. Il est impératif d’aller vers la relance économique et surtout la valorisation du Dinar avec touts ces billets qui circulent dans le marché informel.

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