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L’industrie un secteur sans pilote va à l’agonie

Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a plusieurs fois souligné l’importance de la relance du secteur de la production nationale par la promotion du secteur de l’industrie avec des stratégies. Le gouvernement a apporté des mesures de facilitations aux investissements productifs afin de lever la dépendance de l’importation, de réduire sa facture, de créer des richesses et par-là résorber le chômage. Cette conjoncture de crise sanitaire qui a fait de l’ombre à l’activité industrielle aggravée surtout par les turbulences du foncier et un climat des affaires sous haute tension, ne présage rien de positif à l’avenir. Toutes les réflexions s’accordent à dire que l’industrie est un secteur vecteur de richesses, pourvoyeurs d’emploi et d’indépendance économique mais ce secteur à Mostaganem agonise et va à la mort à une vitesse vertigineuses d’où destruction automatique d’emplois. A Mostaganem, l’intérêt pour développer le secteur industriel est passé, depuis longtemps, au second rang pour de multiples raisons. D’abord, la wilaya est sans directeur depuis presque trois années donc pas de pilote à bord ni de tableau de bord pour le secteur. L’absence d’une stratégie industrielle est connue car dans cette wilaya les zones d’activités et les zones industrielles n’intéressent presque personne. Dans la zone Est de la wilaya, c’est le désert en activités industrielles, pourtant à Sidi Ali et à Khadra, il y a bel et bien des zones d’activités qui ont été créées pour résorber le spectre du chômage qui fait ravage dans cette région. Fornaka , Bordjia II , Kouara I et II des zones susceptibles de promouvoir ce secteur moribond. Les pouvoirs publics ont investi de lourds budgets pour l’aménagement des zones d’activité mais sans réel suivi à l’exemple de Bordjia II, nouvelle zone pourtant prometteuse. Certains facteurs sont très décourageants et étouffent les initiatives d’investissement. Les entraves occasionnées par le comportement de certains responsables poussent les investisseurs à abandonner leurs projets ce qui cause des dommages insoutenables à l’économie locale. Les organismes censés promouvoir le climat des affaires sont obsolètes. Ni le FCE, ni le CNPA, ni la CCI ne réagissent à la léthargie et l’engourdissement de l’industrie à Mostaganem. Le secteur agricole se plaint souvent des surproductions mais ne trouve aucune industrie de transformation. La politique de résorption du chômage sans l’investissement industriel est une politique caduque. Pour ce qui des perspectives et des projets industriels de transformation et autres, c’est le flou total. Toutes les analyses mènent à la conclusion que les conséquences vont faire saigner le secteur. Aujourd’hui, la relance du plan de redressement du nouveau ministre de l’Industrie doit apporter le sauvetage qu’il faut pour préserver le tissu industriel existant dans la wilaya de Mostaganem.

À propos CHAREF KASSOUS

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