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L’indépendance, 59 ans après !!

«Lorsqu’un jour le peuple veut vivre, force est pour le destin de répondre, force est pour les ténèbres de se dissiper, force est pour les chaînes de se briser…».                                                    Abou el Kassem Chabbi

59 ans avant, le jour «J», le 05 juillet 1962, la simple idée de l’indépendance, n’était qu’un rêve, presque irréalisable pour la plupart des algériens gisant dans «la nuit coloniale» – pour reprendre le terme du défunt Ferhat Abbés-. A cette époque où la situation colonialiste était un fait accompli et achevé. Cette nuit coloniale se caractérisait, essentiellement, par une extrême pauvreté et par «la démocratisation» l’ignorance. Les Algériens du début du XXème siècle, ne rêvaient, au fait, que de reconquérir, si c’est possible, quelques droits humains les plus élémentaires. Les mauvais souvenirs de la période de la résistance populaire à l’invasion, s’étendant sur environ 70 ans, sont toujours- là. Burinés dans les esprits des vieux rescapés aux massacres perpétrés par les généraux de l’invasion et racontés aux générations montantes, avec les rimes des tragiques souvenirs génocidaires. Même durant les premiers mois de la révolution ayant abouti à l’indépendance, beaucoup d’algériens ne croyaient pas à cette entreprise menée par quelques jeunes fervents militants, paraissant aventureuse et sans lendemain … mais, comme disait le grand regretté, poète et chantre tunisien de liberté, Abou el Kassem Chabbi : Lorsqu’un jour le peuple veut vivre, force est pour le destin de répondre, force est pour les ténèbres de se dissiper, force est pour les chaînes de se briser. Parlons, maintenant d’autre chose, de ce que nous avons fait de cette indépendance, de cette liberté, chèrement acquise. Attention, ce n’était pas rien : Ce sont un million et demi de martyres ayant donné leur vie, leur sang et leur jeunesse pour cette liberté. C’est le un dixième de la population algérienne de l’époque. Donnés en offrande, sur l’autel de la dignité…Pour que le reste vive dans la dignité et la souveraineté…avec, de toute évidence, les carences et les insuffisances que nous connaissons tous… Malheureusement, il n’a jamais existé un plan de développement stratégique, qui normalement aurait été tracé dès le début de l’indépendance pour pouvoir nous situer par rapport à lui…Chaque régime politique qui passe, essaye d’imposer une perspective des choses qui s’avérerait, diamétralement opposée à celle qui allait succéder des années après…Le bal a été ouvert par l’épopée du socialisme – irréversible- selon les options de l’époque. Quelques années après, nous apprenons que le socialisme et ses spectaculaires révolutions n’étaient que du bluff. Nous continuons, d’ailleurs, à suivre l’option stratégique de « au jour le jour».

À propos Abdelkader Benabdellah

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