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Liberté de la presse. «Il n’existe aucune restriction en Algérie»

Par B.Habib

 

La liberté de la presse est consacrée mais s’il existe une restriction, elle est réservée aux “injures”, souligne le Président de la République. Cela saute aux yeux qu’une volonté réelle d’aller vers un “renouveau”, plus d’ouverture et un état de droit pour la presse, s’était, depuis des années, manifestée en Algérie malgré les turbulences du champ politique. Ce qui retient l’attention, est que l’Algérie a enregistré un bond positif en matière d’avancement de liberté d’expression grâce notamment au prix fort versé par plus d’une centaine de journalistes, morts assassinés. Il ne faut pas cacher que pour certains organes ou médias, c’est parfois le “parcours de combattant” pour remonter aux vraies sources d’information qui optent pour le “black out” avec tout ce que cela supposait comme désinformations ou atteintes. Le Président de la République, Abdelmajid Tebboune, a instauré, après son investiture, un nouveau “régime” de communication avec les médias nationaux publics et privés. Il a nommé un “Porte-parole” à la Présidence de la République. Il a également programmé une série de rencontres mensuelles avec la presse nationale où tous le sujets d’intérêt national et international, et parfois des questions orales posées par les journalistes, sont pris en considération par le Président de la République avec un “franc-parler” qui lui est coutumier. Quelle meilleure illustration de la liberté de presse que ces rendez-vous réguliers tenus par le Chef de l’Etat en personne avec la presse ! En plus, depuis au moins dix années, la scène médiatique enregistre un “pluralisme” par la naissance d’organes de presse et de chaînes télévisées notamment privées. Ce qui dénote d’un certain désir des pouvoirs publics pour le “renouveau” de la presse en général, ce maillon essentiel du devoir de savoir, locomoteur du développement et accompagnateur des efforts de l’Etat. D’une manière générale, on peut dire que la liberté de la presse est respectée. Le Hirak populaire d’un certain 22 février 2019 dont la couverture médiatique avait été assurée par tous les médias sans distinction, a été un bel exemple de l’incarnation de la liberté d’expression et de la pratique du métier de journaliste, sans qu’aucune restriction n’y ait été imposée. Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, est revenu une nouvelle fois pour affirmer qu’il n’existe aucune restriction de liberté de presse en Algérie. Le Chef de l’Etat a affirmé, dimanche soir, que la liberté de la presse était garantie en Algérie et qu’aucune restriction n’y est imposée. Le président a précisé que la liberté d’expression avait des « limites » et qu’il existait des lois applicables à tout un chacun. Intervenant lors d’une entrevue avec des responsables de médias nationaux, le Président Tebboune a déclaré : « J’avais déjà évoqué le sujet de la liberté d’expression en Algérie et je me suis interrogé s’il existait un pays, de par le monde, à l’image de l’Algérie qui compte 180 quotidiens et près de 8.500 journalistes, outre le soutien de l’Etat au papier d’impression et la publicité dont bénéficient ces journaux pour se retrouver, à la fin, avec des articles truffés d’injures et d’atteintes à la sécurité publique ». Ces journaux, en dépit de tout ça, n’ont jamais été inquiétés ou sanctionnés commercialement, a ajouté le Président de la République. Interrogé sur Khaled Drarni, condamné récemment à deux ans de prison ferme, le Président Tebboune a expliqué qu’on ne pouvait trancher de l’inexistence de la liberté d’expression dans un pays, en raison d’une personne « impliquée dans une affaire n’ayant aucune relation avec la presse », révélant, dans ce sens, qu’il n’existe aucun document prouvant sa relation avec la chaîne de télévision qu’il prétend travailler avec. La liberté d’expression est consacrée « mais s’il existe une restriction, elle est imposée aux injures », a-t-il souligné, indiquant que la loi est applicable à tous, dans le but de mettre un terme à l’anarchie. Et d’ajouter que : « Cette loi est la même qui s’applique en Europe. Aucune personne n’est incarcérée (en Algérie) pour un article qu’elle a rédigé ». « Nous interdisons les injures et les atteintes aux affaires relevant de la sécurité de l’Etat », a-t-il dit. Concernant les rapports émanant de certaines organisations qui évoquent des restrictions à la liberté de la presse en Algérie, le Président Tebboune a affirmé que ces rapports « n’impactent pas notre politique » car, ajoute-t-il, le changement en Algérie « ne plait pas à ces organisations qui ne veulent pas de démocratie pour le peuple algérien et le considère comme un peuple de seconde zone ». Le Président déplore la « géométrie variable » en matière de traitement des évènements. Il rappelle dans ce sens que « des choses graves se sont produites dans certains pays, sans jamais être évoquées ». L’Algérie est « ciblée » par des parties qui tentent de saper sa stabilité, a-t-il poursuivi, faisant savoir que « les Etats ne nous attaquent pas frontalement mais chargent des organisations non gouvernementales de cette mission ». Il y a des rapports émanant de certaines organisations que « nous prenons au sérieux, compte tenu de leur crédibilité » à l’image de « Amnesty international » que « je respecte », car elle a prouvé sa « crédibilité » en matière de traitement des évènements tels que les guerres, a ajouté le Président de la République. Et de conclure, l’organisation Reporters sans frontières (RSF) compte, elle aussi, des journalistes « respectables » mais c’est inadmissible de nommer un fils de colon qui tente à chaque fois de donner des leçons aux Algériens, d’où l’importance d’enquêter sur les fondateurs de ces organisations ainsi que sur les modalités de leur financement.

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