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L’hypocrisie historique du Conseil de sécurité

Selon le concept machiavélique de la politique, l’hypocrisie n’est une déchéance morale. Au contraire, l’hypocrisie, le bluff, la démagogie, la tautologie et toute cette panoplie «des valeurs occidentales» seraient considérés, comme faisant partie de «l’art du possible» et du «politiquement correct».. Selon, cette catégorie d’êtres humains, il n’y a pas la moindre place pour la morale et les principes. Le seul principe immuable, c’est l’intérêt. Là où il y a l’intérêt, il y a une politique qui a été élaborée de façon conjoncturelle, par rapport à cet intérêt. Du point de vue des gens épris de principes et élevés dans les valeurs morales, cela s’appelait de l’hypocrisie. Les politicards, issus de l’Ecole Occidentale s’en moquent éperdument, tout en ricanant de se voir taxés d’hypocrites. Voilà pourquoi des droits sont bafoués et des peuples subissant des injustices, dans ce «grand temple» de l’hypocrisie qui est l’ONU, son Conseil de sécurité et ses administrations dérivées. Le jour où cette organisation internationale a été fondée, tout de suite après la fin de la seconde guerre mondiale et ses atrocités ayant surpassé tout entendement, les nations du monde avaient poussé un grand soupir, en espérant que les carnages de deux guerres mondiales ayant laissé des séquelles profondes chez les citoyens du monde, ne vont plus se répéter désormais. Rien de tel n’a eu, finalement lieu. Les grandes puissances étant sorties vainqueurs du nazisme et fascisme, avaient d’autres visions et d’autres calculs, au moment où les candides du tiers–monde croyaient dur comme fer, aux discours prometteurs et trompeurs, des nouveaux maîtres de la planète. La première gaffe de l’ONU, c’était d’avoir autorisé, puis reconnu la légitimité de l’implantation de l’entité sioniste en Palestine. Les carnages meurtriers subis par le peuple palestinien n’étaient pas de moindre sauvagerie par rapport, à ce qui se passait en Europe, au cours des deux guerres mondiales. Quand les principes de l’ONU et le droit international sont en chevauchement avec les intérêts des puissances occidentales, ce sont ces derniers qui vont avoir le dessus, sans le moindre doute. Il n’y a pas un autre exemple plus frappant que celui de l’affaire du Sahara occidental qui traîne depuis près d’un demi-siècle. Effectivement, depuis le déclenchement de ce conflit, pourtant reconnu par l‘ONU comme étant, selon « le droit international», une question de décolonisation, aucun engagement sérieux n’a été entrepris à l’égard de ce dossier brûlant. Pourquoi? Parce que les intérêts des «patrons» de l’ONU trouvent leurs comptes au moindre sou, dans cette situation de «suspense» sans lendemain.

À propos Abdelkader Benabdellah

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