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L’huile de table “fait tache” d’huile et le lait en sachet introuvable. Et cela recommence à la veille du Ramadhan!

Alors que le Ramadhan est dans moins d’un mois, les prix des produits alimentaires stratégiques continuent sans surprise leur flambée au moment où d’autres sont touchés par une pénurie qui ne dit pas son nom, laissant perplexes les ménages, ces éternels dindons de la farce. Parmi ces produits, l’huile de table de 05 litres dont le prix a enregistré trois majorations en l’espace d’une année et demie, passant de 550 DA à 600 DA, puis d’un coup 700 DA il y a quelques jours soit 100 DA de plus à la fois. Les ménages qui se tourmentent d’ores et déjà sur le prix des huiles, lors du mois de Ramadhan, n’arrivent pas à trouver des réponses convaincantes. Le groupe Cévital qui avait démenti les informations “erronées” sur les réseaux sociaux sur la flambée des prix des huiles de table, a imputé ces augmentations aux “facteurs externes” dont l’augmentation des prix des matières premières sur le marché international et la dépréciation du dinar. ” Ces mesures sur lesquels nous n’avons pas de contrôle”, a-t-il expliqué. L’huile végétale de table notamment le bidon de 05 litres est introuvable sur plusieurs magasins d’alimentation agroalimentaire du marché local depuis quelques jours. Son prix atteignant les 700 DA qui défraye la chronique, a déclenché une vive polémique selon laquelle “cette rupture d’approvisionnement serait due à des perturbations dans la distribution des huiles de table“. “Au lieu d’inonder le marché et garantir la disponibilité de ce produit très prisé lors du mois sacré, certains intervenants de la filière préfèrent l’écouler en grandes quantités vers d’autres wilayas ayant pignon sur rue en matière de floraison de pôles agroalimentaires, ce n’est pas fortuit que des grossistes et autres commerçants de certaines wilayas de l’Est du pays cherchent depuis plusieurs jours à se ravitailler à partir du marché local, à l’approche du mois de Ramadhan, non sans risque d’engendrer des pénuries comme c’est le cas aujourd’hui de l’huile végétale de table”, a souligné un commerçant du marché de la rue des Aurès “Bastille”, pointant des doigts sur certains distributeurs. Il n’est pas inutile de rappeler que le groupe Cévital avait assuré que les huiles sont “disponibles sur le marché à travers tout le territoire national”. Ce qui laisse le consommateur pantois sur les vraies raisons ayant provoqué la pénurie de ce produit. L’autre produit qui n’est pas épargné par la pénurie, est le lait en sachet distribué aux “compte- goutte” aux locaux d’alimentation générale du centre-ville d’Oran depuis plus de deux semaines et parfois à une modique quantité qui n’excède pas “deux casiers de 20 sachets de lait chacun” seulement, au lieu de “six à dix casiers”, comme ce fut le cas il y a presque un mois. A noter que les nouveaux prix des huiles de table les plus achetées sur le marché varient entre 600 et 970 DA suivant la marque et la qualité de fabrication. C’est loin d’être à la portée des ménages au faible ou sans revenu, à trois semaines du Ramadhan, ce mois pourtant de piété et de miséricorde. Autour de cette histoire de flambée des prix des produits de base qu’on aime à imputer banalement, à l’offre et à la demande, aux fluctuations des prix de matières premières ou aux perturbations dans la distribution, c’est toujours le consommateur lambda qui paie cher ces flambées au moment où on ne cesse de dire que “le marché est suffisamment inondé en produits alimentaires et qu’il est contrôlé en permanence par les brigades de commerce“. Une nouvelle fois, les pratiques commerciales déloyales font parler d’elles sur le marché de consommation et ce, malgré les “assurances” maintes fois affichées par les pouvoirs publics et le ministère de tutelle.

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