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L’Etat veut protéger les responsables et les gestionnaires des dénonciations anonymes. Les «corbeaux» ne séviront plus

Les lettres anonymes, de par le passé, avaient fait beaucoup de dégâts. Les responsables qu’ils soient dans l’administration, à la tête des entreprises publiques ou parfois de simples chefs de service, se retrouvaient complètement désarmés face à des dénonciations anonymes que les services de sécurité prenaient très au sérieux. L’on se rappelle tous de la chasse aux sorcières sous l’ère d’Ahmed Ouayhia qui a fini par mettre en prison des centaines de cadres dont des PDG dont certains ont fini très mal. A l’origine de cette grande opération, pas encore connue par le grand public dans ses détails et ses véritables motivations, des lettres anonymes, puis des enquêtes dont on ne sait rien et enfin, les procès et la prison. Depuis, les gestionnaires ont du mal à s’acquérir de leurs missions et préfèrent attendre les ordres venant d’en haut. Cette absence d’initiative, tout à fait compréhensible, et cette inhibition qui empêche toute prise de décision, ont fini par se répercuter négativement sur des projets ou dans la concrétisation de la politique de l’Etat. Le président de la République a tout récemment abordé le sujet à l’occasion de la rencontre Gouvernement-Walis. Le chef de l’Etat a ainsi tenu de rassurer les responsables et les gestionnaires qu’ils soient dans l’administration ou à la tête d’entreprises publiques. Il les a appelés à faire preuve de courage et d’audace dans la prise de décisions, en déclarant que «l’Etat ne saurait avancer sans ses enfants». L’idée de donner plus de prérogatives aux walis s’inspire de cette volonté de rassurer mais aussi de protéger les commis de l’Etat dès lors qu’ils sont appelés à agir, sans attendre le feu vert du pouvoir central. C’est dans ce contexte que le président de la République a tenu à souligner que «les lettres anonymes, à l’origine de la frilosité de certains responsables qui s’abstenaient de prendre des décisions et de signer, ne sont plus prises en compte». Et pour mieux convaincre les quelques responsables encore hésitants, il mettra en garde certaines parties qui «sèment la peur dans le cœur des responsables parce qu’ils ne veulent pas de stabilité pour le pays». Quant aux ex-walis ayant eu des démêlés avec la justice, le chef de l’Etat expliquera que ceux-là ont été poursuivis en raison de leur «violation des lois de la République». Concernant les anciens walis et responsables ayant fait l’objet de poursuites judiciaires, le président Tebboune a fait remarquer qu’ils ont été poursuivis dans un cadre précis, en raison de leur violation des lois de la République. Le président de la République a également indiqué que toutes les enquêtes de sécurité, dans ce cadre, ont été confiées à des institutions spécialisées. «L’Etat des complots» et le recours aux «peaux de banane sont révolus à jamais». «L’erreur administrative que pourrait commettre le gestionnaire, doit être administrativement réglée, tant qu’il n’a pas été établi que le concerné ou ses proches ont bénéficié de privilèges résultant de cette décision», a-t-il déclaré.

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