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L’Etat mobilise tous ses moyens de lutte contre la drogue. Narcotrafiquants au pied du mur !

Une «Loi» contre les narcotrafiquants en Algérie? Tout porte à le croire si l’on juge par le développement de la situation de consommation des drogues dans le pays et la nécessité d’aller de l’avant pour combattre avec férocité ce phénomène qui semble gangrener aussi bien la santé que l’économie. Les saisies de drogues en Algérie durant l’année 2022 ont fait montre d’un constat pour le moins glaçant qui a conduit à une nécessité pour l’Etat algérien de durcir le code pénal en vue de requalifier certains délits commis par les dealers et les barons de drogues.
Cette lutte conjuguée contre le phénomène qui allie durcissement de la répression et amendements du code pénal, a permis de démontrer que l’étau se resserre de plus en plus sur les narcotrafiquants. Une stratégie qui a donné ses fruits à travers notamment la mobilisation par l’Etat de tous les moyens de lutte contre la drogue. Ce fléau menace en effet la sécurité nationale. Un de ces moyens concerne «l’outil juridique» comme l’a si bien déclaré le ministre de la Justice lors de la présentation et l’adoption de la loi antidrogue. Alors quel plan pour étrangler les dealers de la drogue en Algérie ? Pour répondre, une des solutions les plus en vogue concerne les peines de perpétuité requises contre les criminels de la drogue, notamment les récalcitrants parmi eux. Tout compte fait, la nouvelle loi stipule désormais un durcissement des peines à l’égard des trafiquants de drogues allant jusqu’à la perpétuité au vu de l’ampleur du phénomène. Revenant sur cet amendement, l’invité de la rédaction de la chaîne 3, de la Radio Algérienne, le professeur Mustapha Khiati indique que «cette loi amendée apporte une réparation de l’insuffisance de celle promulguée en 2004 qui souffrait de l’absence de mesures coercitives contre les dealers». Ce réajustement, poursuit le président de la FOREM, durcit le ton contre les narcotrafiquants en Algérie. «C’est une chose positive qui promet de changer quelque chose dans le futur, sachant qu’on est passé de 10 mille affaires au début des années 2000 à plus de 100 mille affaires», a-t-il estimé, soulignant que la sécurité du pays est menacée par ces trafiquants. Selon le Pr Khiati, la loi de 2004 ne distinguait pas entre les types de drogues. Or, dans la présente loi, juge-t-il, il y a une meilleure appréhension de ce genre de problèmes comparativement aux peines prononcées avant, qui n’étaient pas importantes, compte tenu du fait de voir ces mêmes individus circuler librement après trois ans de détention. Mais, souligne-t-il, avec des peines de 15, 20 ans et allant jusqu’à la perpétuité, l’Etat montre aujourd’hui qu’il ne veut plus négocier avec ces trafiquants.
Toutefois, fait-il remarquer, hormis le fait de réprimer, l’Etat ne peut pas à lui seul identifier le phénomène qui se déroule dans la société. Et d’appeler les acteurs actifs de cette société à apporter impérativement leur contribution afin de lutter de façon plus efficace contre ce phénomène. «Il faut une synergie sociale pour lutter contre ce genre de trafic», insiste-t-il à dire.

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