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Les subsahariens envahissent les cités. Un phénomène qui saute aux yeux

Oran, ville de «transit» par excellence, a vu passer ce statut vers celui de «ville de stagnation» pour les «sans abris», les «mal logés» et autres subsahariens. Mais il faudrait se demander pourquoi? Inspirée, accueillante et chaleureuse, cette ville n’est pourtant pas ce qu’on est tenté de croire à cause de ses mutations et de son expansion. Qui sont ces subsahariens? Pourquoi ils ternissent l’image d’une ville déjà suffisamment pauvre pour être riche? Trop beau pour être vrai! La croissance de cette communauté a encouragé l’exode et l’immigration. Est-ce pour autant le prix fort de la modernité? Au moment où les opérations de ramassage et de rapatriement des subsahariens sans domicile fixe ou s’adonnant à la mendicité sont enclenchées, la question des subsahariens infestant certaines cités populaires telles «Lescure» ou «Perret» non sans omettre d’évoquer ceux de «Coca» et «Hassi», rebondit sur la scène et rappelle à ce propos combien la situation de nos cités est des plus inextricables. Vite transformés de «cités dortoirs» en «cités modernes» par les aménagements et l’amélioration urbaine, certains quartiers et cités sont hélas retombés à la case départ. Et pour cause, ils sont devenus de «vraies passoires» pour ces immigrés au point d’être «clochardisées». Fuyant pour la plupart la paupérisation et la mal vie dans leurs pays, ils ont fini par élire refuge depuis plusieurs années dans les bas quartiers et autres cités où une simple cave ou buanderie peut leur servir d’échappatoire contre des montants de loyers trébuchants qu’un simple fonctionnaire n’est pas en mesure d’honorer. Ne reculant devant rien, ils ne rechignent point d’occuper terrasses, caves, buanderies et autres dépôts pour les beaux yeux de cette ville qu’on présente accueillante et achalandée de vie et de bien-être mais dont ce n’est que la partie visible de l’iceberg, à cause des fléaux et des maux qui minent la société et les jeunes outre le chômage. Subsahariens sans perspective aucune et devenus au fil du temps de leur séjour prolongé à Oran, des locataires, résidant en clandestinité, ils font tout pour y rester et vont jusqu’à en payer le prix fort. Parfois, ils sont la source de disputes et bagarres dans les cités où ils habitent et dont les comportements sont souvent décriés par les habitants. Le phénomène des subsahariens envahissant les cités commence à taper dans l’œil des pouvoirs publics et des responsables chargés de leur rapatriement.

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